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23/11/2014

Une aide sans bureaucratie

Ce matin Srey Peuv a rapidement passé au Cyclo pour récupérer les dons généreux de mes amis et collègues et les mettre en sécurité à la banque.  Même si la situation politique dans le pays est beaucoup plus calme que l’année dernière, les vols à l’arraché sont fréquents et je n’aime pas me promener avec tant d’argent sur moi. 


Tout avait commencé lors de mon premier séjour en 2010.  Les «mamans» de l’orphelinat étaient très anxieuses.  A l’époque elles touchaient un salaire de 42 dollars, dont 20 dollars étaient contribués par une association italienne qui venait d’annoncer qu’elle allait se retirer pour financer d’autres projets.  Personne ne peut survivre avec 22 dollars par mois, même pas au Cambodge.  D’un autre côté, que représentent 20 dollars ou 20 francs suisses pour une personne travaillant à Genève?  Un repas de midi.  J’avais donc avancé que j’arriverais à trouver des sponsors pour compenser cette perte. 

humanitaire,cambodgeDepuis mai 2011 nous assurons ainsi le supplément de salaire pour une petite trentaine de femmes avec un budget annuel d'environ 12'000 dollars.  Il y a quelques personnes qui se sont engagés de virer l'argent d'une manière régulière, mais la plupart des sponsors me donnent l'argent quand je pars au Cambodge.  Ainsi l'argent est transmis main dans la main, sans bureaucratie et sans pertes.  Ce n’est pas une aide directe pour les enfants, et pourtant, que feront-ils sans ces femmes dévouées et formées par des années d’expérience qui les aiment sincèrement? 

Je profite de cette occasion pour remercier à nouveaux tous les sponsors qui me confient leur argent pour cette noble cause.  Et cette année je voudrais ajouter une pensée spéciale pour mon papa et sa contribution inattendue qui m’a beaucoup touchée.

Srey Peuv m’apprend que Colleen, la nouvelle coordonnatrice des volontaires à l’orphelinat, est alitée avec une pneumonie.  Je ne sais donc pas quand je pourrais faire sa connaissance.

humanitaire,cambodgeMarie et moi partons pour une petite balade à pied du quartier : le musée, le palais royal, les bords du Tonle Sap, le marché central.  Le ciel est agréablement couvert et il ne fait pas trop chaud pour marcher.  Je trouve la ville plus sale que l’année dernière.  Partout des chantiers en cours, toujours plus hauts, sans planification apparente.  Le premier ministre Hun Sen est en train de brader le pays avant de se faire éjecter de ses fonctions.


 


 

 

 

 

 

Commentaires

Such a gift to you read about your journey, have a wonderful stay dear Beate!

Écrit par : Cecile | 24/11/2014

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