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06/12/2014

Journée de repos

cambodgeSamedi est notre jour de repos bien mérité.  Nous commençons par une grasse matinée jusqu'à 7h30!  Heureusement les moines du monastère d'à côté se tiennent à carreaux cette semaine, car samedi dernier ils nous ont attaqués à 6 heures du matin avec des haut-parleurs réglés au maximum.  Ils ont besoin d'argent pour finir des constructions dans l'enceinte de leur monastère.


Après quelques courses au marché central - il faut bien remplir ma valise qui est vide maintenant - je décide de me faire masser.  Le travail à l'orphelinat est assez physique.  On n'arrête pas de soulever les enfants et de pousser les chaises roulantes qui ne sont pas à la bonne hauteur.  J'ai le dos en compote et rêve d'un bon massage façon Ecole des soins naturels.  Bien que la culture du massage soit assez répandue dans les pays asiatiques, il s'agit plutôt d'un usage quotidien et familial.  Dès tout petit les enfants apprennent les gestes et les protocoles.  Ce qui est très bien car cela permet d'entretenir le corps et la circulation.  Seulement étant masseuse moi-même je ressens beaucoup de frustration, car il n'y a aucun respect du besoin individuel.  On suit le protocole et tant pis pour la nécessité de s'arrêter davantage sur telle ou telle tension.

Ce que j'ai trouvé de mieux par ici est le massage par des aveugles - "Seeing Hands".  C'est une espèce de shiatsu à la japonaise, donc parfois assez fort.  Pour le haut du corps cela me convient, mais quand le masseur commence à enfoncer ses pouces dans mes fesses ou dans mes mollets je miaule comme un chat à qui on marche sur la queue. 

Après cette épreuve héroïque nous partons chez "Friends" pour nous faire dorloter.  Friends est une très grosse NGO qui forme les jeunes de la rue à plusieurs métiers.  Ils ont également plusieurs restaurants qui fonctionne sur le même principe et qui sont très prisés par les touristes.  Mais pour cette fois nous avons opté pour un massage des pieds pour Marie (rien à voir avec de la réflexologie!) et une pédicure pour moi.  Les jeunes filles qui s'occupent de nous sont des étudiantes en formation.  La mienne doit avoir à peine 15 ans.  Le seul mot d'anglais qu'elles connaissent est "sorry", mais elles sont souriantes et s'appliquent à leurs tâches.

cambodgeAinsi détendues nous sommes fines prêtes pour affronter la dernière épreuve de la journée : l'apéro à la khmère.  Benson et quelques employés du Cyclo nous emmènent manger du buffle dans un restaurant de rue.  A chaque gorgé bue il faut trinquer les uns avec les autres.  Benson se fait un malin plaisir de nous faire goûter des délicatesses du Cambodge : mini-crevettes à manger toutes entières, brochettes de serpent, criquets et sauterelles.  J'avais déjà mangé du serpent l'année dernière mais pas des insectes.  En effet c'est assez bon avec un goût légèrement à la noisette.  Nous essayons également des cacahuètes cuites.  C'est différent des cacahouètes que nous connaissons mais certainement pas moins bon. 

Nos amis cambodgiens sont heureux que nous jouions le jeu et apprécions leur nourriture.  Des mauvaises langues disent qu'ils n'y a pas d'animaux sauvages au Cambodge car les khmers mangent tout ce qui bouge.  Ils ont certainement pris cette habitude du temps des khmers rouges où le peuple mourait de faim.  Il est vrai que ce genre de délicatesses est vendu par des marchands ambulants un peu partout où on va.

 

 

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