UA-70828429-1 UA-70828429-1

03/01/2015

Avoir le choix

Lors d'une récente discussion une amie a soutenu que pendant notre enfance nous subissons tous des traumatismes que nous traînons ensuite tout au long de notre vie.  La question se pose alors si nous sommes réduits à être victimes ou si nous avons le choix de prendre notre vie en main.


développement personnelEn naturopathie nous parlons de l'homéostasie : notre organisme va toujours tenter d'établir le meilleur équilibre possible afin de garantir la survie.  Quand nous nous cassons une jambe nous boitons.  Ceci est un déséquilibre dans la répartition du poids du corps, mais pour l'ensemble c'est la meilleure solution trouvée pour continuer à bouger.  Quand la jambe est guérie nous allons reprendre notre démarche normale.

Un enfant en bas âge n'a pas les mêmes moyens de compréhension et de réaction qu'un adulte.  Il voit le monde à travers son regard d'enfant et trouve des solutions d'enfant.  C'est sa meilleure façon pour garder son équilibre physique et psychologique.  Personne ne vit dans un monde parfait.  Personne n'a eu les parents parfaits ou une jeunesse parfaite.  Nous avons tous subis des hauts et des bas.  Et généralement ce sont les  problèmes et défis qui nous ont fait progresser.  Nous avons alors eu le choix de baisser les bras et de subir ou de regarder "l'ennemi" en face et de grandir.  Selon la blessure reçue, cela peut prendra plus ou moins de temps et sera plus ou moins difficile.

développement personnelSi on parlait alors de l'homéostasie de l'âme?  Au fur et à mesure que nous avançons dans la vie nous subissons blessures et traumatismes, mais notre sens de survie, notre besoin physiologique d'équilibre nous pousse généralement à une adaptation qui nous sert à avancer dans la vie.  

Avec le temps qui passe nous avons le choix de réexaminer notre situation et nos solutions, nous avons le choix de changer de stratégie.  Peut-être constatons-nous un jour que nous n'avons plus besoin de certains stratagèmes, soient-ils conscients ou inconscients.  Pour moi nous ne sommes jamais réduits à être victime.  Nous avons reçu le cadeau du libre arbitre et pouvons donc à tout moment décider de prendre notre vie en main.

Qui, à part nous-mêmes, peut alors nous empêcher de changer?

Commentaires

Albert Camus terminait son essai sur le mythe de Sisyphe par cette phrase:

"Il faut imaginer Sisyphe heureux".

En paraphrasant je dirais:

"Il faut imaginer l'être humain fondamentalement libre".

Libre malgré les conditionnements culturels, éducatifs, malgré l'appartenance à des groupes ou des époques. Libre tant qu'il n'y a pas de contrainte physique démontrée et précise.

Nous ne choisissons pas tout, une part du "destin" est imprévisible, mais nous sommes libres soit de subir éternellement soit de nous relever et de décider de ce que nous faisons à partir de là.

Écrit par : hommelibre | 06/01/2015

Oui, ou comme dirait Chenjeraï dans la "Bière d'Eléphant" dans les Contes de Crocodile River d'un certain John Goetelen:

"Le destin met des pierres sur notre chemin. Diamant ou charbon. La récolte est bonne ou le champ brûle. Nous ne choisissons pas tout. Mais que faisons-nous de ces pierres? Que faisons-nous du destin? Cela nous appartient."

Écrit par : MomsreyBee | 07/01/2015

Les commentaires sont fermés.