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10/02/2015

Les trois phases du stress

Nous avons vu que le stress n'est pas forcément mauvais.  A priori c'est un processus de survie de l’être humain qui va booster l'organisme pour faire face à un danger. Pour mieux comprendre son emprise il faut cependant être conscient des trois phases de son déroulement. 


stress1.   La réaction d’alarme

Pendant la réaction d’alarme nous prenons conscience d’un danger et allons inconsciemment solliciter nos forces de défense ainsi que les ressources énergétiques pour y faire face.  Qui n’a pas ressenti cette poussée d’adrénaline instantanée lors d’une situation dangereuse, une voiture qui freine sec devant nous, un enfant qui s’élance sur la route sans regarder, etc. ? Alors notre cœur se met à battre la chamade, la pression sanguine monte en flèche et les poils se redressent. La respiration devient rapide et profonde, la peau devient froide et moite et les poils se redressent pendant que les pupilles se dilatent. Tandis que notre bouche se dessèche nous commençons à transpirer. En même temps les vaisseaux sanguins se dilatent pour une meilleure irrigation de nos muscles. Le taux de sucre dans le sang augmente pour fournir un surcroît d’énergie aux cellules. Parallèlement il y a inhibition des processus urinaires et digestifs. La sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline va encore renforcer l’action du système sympathique. A ce stade, l’individu fait face à la situation qui le menace. S’il réussit à supprimer la source du stress par la lutte ou la fuite, toutes les fonctions retournent à la normale et l’équilibre est rapidement rétabli.

 

2.    La phase de résistance

Si le danger n’est pas écarté ou la situation résolue, après 24h maximales, le corps entre dans la phase de résistance qui durera jusqu’à ce que l’individu trouve une solution. Ce qui veut dire que nous pouvons rester pendant des années en phase de résistance sans en être conscient.  Le stress peut facilement devenir chronique car il y a adaptation à l’agent stressant. Pendant cette phase l’organisme va libérer du cortisol et de la cortisone. Ces deux hormones stimulent le métabolisme pour favoriser l’approvisionnement du cerveau et fournir les éléments de construction nécessaires à la réparation des tissus endommagés.

On pourrait penser que c’est bien, mais malheureusement, comme les lipides et protéines sont des éléments de structure de l’organisme, ceci va provoquer à la longue un affaiblissement des muscles. Et comme si ce n’était pas assez, la cortisone et le cortisol diminuent également la régénération des tissus ainsi que les processus immunitaires.

Pour moi, cette phase est la plus dangereuse et nocive du stress car discrètement mais sûrement elle va attaquer et épuiser nos réserves sans que la situation ne change. C’est à ce stade que surviennent l’anxiété, les troubles du sommeil, une plus grande émotivité. L’individu fait toujours face, mais il est dans une situation de tension. Par contre, s’il réussit à résoudre son problème, le corps peut encore revenir à la normale.

 

3.   La phase d’épuisement

L'organisme a ses limites et ses énergies ne sont pas inépuisables. Pour renouveler les stocks énergétiques, les effets physiologiques du stress doivent s’interrompre sinon le corps entrera finalement en phase d’épuisement : le corps s’affaiblit, ne peut plus gérer les microbes, arrive moins bien à se nourrir et n’élimine plus les déchets. L’individu s’épuise chaque jour un peu plus. Le stress est maintenant définitivement chronique et modifie le fonctionnement des systèmes cardio-vasculaire, nerveux et digestif. Cette phase entraîne généralement une grande fatigue et favorise l’apparition de maladies, notamment de maladies cardio-vasculaires. Commencent aussi les troubles psychologiques et les comportements excessifs : sucre, alcool, médicaments, etc. A ce stade, l’individu ne fait plus face à la situation.

 (à suivre...)

12:31 Publié dans Santé | Tags : stress | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

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