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07/04/2015

Il faut, j'ai envie ou j'ai besoin?

Durant toute notre vie nous naviguons entre les notions de "il faut", "j'ai envie" et "j'ai besoin". Regardons ces trois notions par rapport à notre manière de nous nourrir. Pour vous, c'est la quelle qui prend le plus de place?

Luffy.jpgNotre cerveau, ou plus précisément notre cortex, nous commande par le “il faut”. Le cortex est le siège de la raison, du discernement et de l’adaptation raisonnée du comportement. C’est le chef qui nous dirige d'une main ferme, mais aussi seul endroit où on peut changer les choses consciemment : j’analyse, je fais, je défais. Le cortex nous impose des règles et conduites, comme par exemple de manger à des heures fixes, même si on n’a pas faim. Il peut y avoir également un conditionnement selon la religion ou l'éducation reçue.


89353082.jpgLe diencéphale ou cerveau limbique est le siège de la mémoire affective liée à l’apprentissage (j’aime/j’aime pas). Il est donc responsable du “j’ai envie”, de l’aspect purement émotionnel, du présent. Il nous rappelle les choses bien vécues qui nous font du bien. Le cerveau limbique est relié au bulbe olfactif, ce qui fait que souvent nos souvenirs sont étroitement liés à des odeurs. Dans notre corps nous ressentons le “j’ai envie” dans notre poitrine. Or, cette envie est souvent liée au sucré. D’un point de vue physiologique le sucre est absolument indispensable pour la survie, car le cerveau et les muscles ont un grand besoin de glucose. Déjà le lait maternel est sucré, et le sucre exprime donc un besoin de sécurité. En dernier lieu le sucre est également souvent une récompense. Mais tous les sucres n’ont pas les mêmes effets sur notre organisme. Idéalement on devrait donc arriver à se faire plaisir tout en mangeant de manière consciente.

direction-signs-1.jpgFinalement c’est le ventre qui représente le besoin : c’est l’estomac, l’émotionnel inconscient, le passé. En écoutant son ventre on mange quand on a faim et selon sa faim. Le ventre est également en lien étroit avec le lâcher prise. Pour vivre en harmonie avec son corps, on devrait donc continuellement se poser la question: “De quoi ai-je besoin?” Et ce besoin devra passer avant le “il faut” et le “j’ai envie”. Si on mange trop vite, on ne connecte pas non plus avec ses besoins, car mastiquer fait partie de la nutrition et aide l’estomac. Il est également indiqué de mastiquer longuement pour laisser le goût évoluer.

Memoire-implicite.jpgIl y a plusieurs critères qui entrent en jeux en ce qui concerne les aliments, comme le visuel, l’odeur, le toucher et le goût. Afin de pouvoir connecter le besoin, il faut donc utiliser le ressenti. Pendant un stage en naturopathie nous avions fait un exercice très intéressant. Le matin au marché nous devions trouver quelques aliments qui nous attiraient. Ensuite nous devions examiner ces aliments avec tous nos sens. C’était vraiment impressionnant de constater à quel degré notre nourriture apparemment anodine est chargée émotionnellement. Le simple fait de toucher, humer et goûter a réveillé en moi des souvenirs qui m’ont ramené vers ma jeunesse, à des moments précis, oubliés dans le conscient mais restés dans l’inconscient. Souvent ce sont des bons souvenirs, mais parfois ils sont aussi douloureux.  Peut-être un jour vos parents se sont disputes à table et il y avait des épinards.  Depuis vous n'aimez plus les épinards, sans vraiment comprendre pourquoi.  Notre corps est un endroit fascinant où le conscient et l'inconscient s'emmêlent sans cesse.  Essayez-cet exercice vous-même, et vous verrez bien....

 

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