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11/07/2015

Nos compagnons de vie

Archie---Black-cocker-spaniel-gun-dog.jpgQui n’a jamais eu un animal de compagnie?  Ils sont souvent si attachants – et fatigants à la fois…

 

Quand j’étais petite on avait un vieux chat noir qui ne se laissait jamais caresser, des canaries qui ont laissés leur vies lors d’un feu d’artifice (arrêt cardiaque probablement, les pauvres) et quelques poissons rouges qui sont mort d’un trop de nourriture par mes intentions bienveillantes.  Puis nous avons eu un cocker.  A l’époque mon oncle travaillait sur des chantiers et l’avait acheté un soir de beuverie.  Le lendemain il avait appelé sa sœur, ma mère, en catastrophe pour nous supplier de prendre le chien.  Tout le monde était enthousiaste, sauf mon père.  Et devinez qui était la première personne chez qui le chien est allé?  Très juste – c’était mon père. 


Ce chien était tellement attachant !  Le matin il prenait le petit déjeuner avec ma vieille tante, son museau reposant dans le creux de son bras.  Que des petits pains avec du beurre et de la confiture s’il-vous-plaît.  A midi il savait exactement qui rentrait quand de l’école et il nous guettait depuis la terrasse, sa queue battant joyeusement dans l'attente de nous faire la fête.  Au début je me battais avec mes frères pour le droit de le sortir, mais pour finir il n’y avait plus que ma mère et moi pour le promener tous les jours.  C’était le compagnon fidèle de mon adolescence avec qui je pouvais partager tous mes secrets et chagrins.  Jamais il les a rapportés à qui que ce soit!  Après son cancer je ne voulais plus d'autre animal.

Puis un jour un petit chat sauvage a élu domicile chez nous.  Il lui en a fallu du temps avant d'oser rentrer dans la cuisine!  J'étais très fière et contente qu'il ai choisi notre maison et pas une autre puisqu'il était libre de choisir.  Quelques années plus tard j'ai subi une opération du dos et devait rester allongée pendant de longues semaines.  Il m'a tenu compagnie pendant tout ce temps, couché contre mes jambes et certainement absorbant toutes les mauvaises énergies.  Quand j'ai repris le travail plus tard lui aussi a repris sa vie de vagabond.  J'ai aimé sa liberté et son attachement, qui m'était d'autant plus précieux que ce n'était pas acquis d'office.

Avoir un animal vous change la vie, et tout d'un coup tous vos repères et priorités changent.  Il y a des horaires à respecter, on ne peut plus partir en vacances si facilement, il faut s'en occuper quand il tombe malades, etc.  En même temps un animal de compagnie nous apporte tant de joie!  On dit bien qu'on noue des contacts faciles grâce aux enfants et aux chiens.  Et un jeune chien est comme un enfant qu'il faut éduquer.  Du coup cela éduque également les propriétaires qui doivent apprendre à donner des ordres clairs et à être conséquent.

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Le week-end dernier je suis tombé amoureuse du chien de mes amis, un magnifique labrador, d'à peine une année.  C'est un grand "enfant" de 35 kilos, infatigable au jeu et encore un peu pataud, mais avec des yeux intelligents qui suivent chaque mouvement.  Il comprend très vite et a un léger goût pour la triche.  Ou disons plutôt qu'il aime gagner quand il y a une compétition.  C'est le césar de ses propriétaires.  Il règne avec nonchalance sur son territoire et vous fait craquer à chaque instant. 

Entre joies et contraintes je ne sais pas si je voudrais à nouveau un animal de compagnie.  Pour l'instant ma vie est déjà bien remplie comme ça et je ne ressens pas le besoin d'y ajouter plus de contraintes.  Mais je profite au moins de ceux des autres.  Et qui sait si un jour je ne changerai pas d'avis... 

 

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