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26/11/2015

Rester zen

95.jpgDe retour à Phnom Penh j'étais sur le point de vous raconter encore une belle journée riche en événements quand, à dix heures pile du soir, j’entends les voix d’une altercation dans la rue.  C'est le dernier jour de la fête des eaux et je suis bien contente d’être au calme dans ma chambre. Puis, comme au théâtre, les lumières s’éteignent progressivement et un calme inhabituel enveloppe soudainement la rue. Privés d'autres lumières que le magnifique clair de lune, les gens rentrent certainement chez eux.  Mais très vite après le camion poubelle passe ramasser les ordures et le niveau sonore retrouve son taux habituel.  Je suis étendue sur mon lit et écoute les bruits dehors.

Peut-être l'électricité a-t-elle a sauté à cause des milliers de petites lumières, perlant comme des gouttes d'eau du haut des arbres et illuminant ainsi les grands boulevards. Cela ne m'étonnera guère.

 


Je me souviens que je dois avoir une lampe de poche. Mais où l'ai-je bien rangée? Chercher de la lumière dans le noir – ce n’est pas facile. Finalement je la retrouve au fond d’un tiroir. Mais les piles se sont glissées dehors. Déjà en plein jour j'ai de la peine à trouver le plus et le moins, alors dans le noir. Bon, pas grave, j’irai me coucher.

Sauf que… Les hélices de mon ventilateur au plafond se sont également arrêtées, tout autant que la clim. Et il fait chaud. En quelques minutes déjà je me liquéfie. Si l’électricité ne revient pas d’ici demain matin, il n’y aura plus qu’une grosse flaque d’eau au pied de mon lit. Ou peut-être celle-ci se serait même évaporée.

Je tourne et me retourne sur mon matelas. Bon, qu’est-ce qu’on peut faire dans le noir, sans lumière ni internet ? Peut-être m’avancer un peu dans mon récit de voyage dans un format Word. Heureusement je sais taper à l'aveugle. Mais je m’en lasse vite. Et il fait toujours chaud.

45 minutes plus tard je suis sauvée d'une mort certaine et les lumières se rallument.  Le ventilo se met à faucher l’air comme s’il voulait rattraper son retard. L’internet ne fonctionne toujours pas. Et moi qui me plaignais de l’hôtel à Battambang! Il faudra également un certain temps avant que la chambre retrouve une température viable.  Je sens que la nuit sera courte et le réveil pénible.

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Bon, j'arrête de me râler, trop contente que je suis d'être dans ce pays.  Admirez plutôt cette magnifique vue depuis le site d'Oudong, situé à une quarantaine de kilomètres au Nord de Phnom Penh sur la route de Battambang.  Cela dira plus que tous les mots.

 

 

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