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05/09/2016

Petites histoires Parisiennes

ParisPetit week-end à Paris.  Cela faisait presque deux ans que je n'y étais pas retournée et je redécouvre la ville avec grand plaisir.  Notre hôtel est située sur l'île St. Louis : une petite chambre au sixième étage avec la vue typique des multiples cheminées et antennes sur les toits de Paris.  Notre Dame est à quelques pas et au loin on voit la tour Montparnasse. 


parisAu petit déjeuner nous faisons la connaissance de Shanti du Sri Lanka qui nous accueille avec un sourire lumineux et nous gâte comme elle le peut. Comment désire-t-on notre café ? Et l’omelette ? Encore du pain, des croissants ou quoi d’autre ? Elle se fond en gentillesses afin que nous soyons bien dans son établissement. Comme nous sommes les derniers hôtes dans la salle du petit déjeuner, elle engage très vite une conversation privée et s’installe même sur une chaise pour papoter avec nous. Elle nous raconte qu’elle travaille dans l’hôtel depuis 22 ans et est remplie d’une gratitude infinie vis-à-vis de son employeur. Elle était arrivée sans papiers, mais après deux semaines à l’essai ses connaissances d’anglais lui ont valu un contrat de travail et sa régularisation dans un pays étranger. Depuis elle fait son maximum pour que les clients soient contents. Elle a tout compris : si le client est satisfait le propriétaire de l’hôtel l’est également, elle garde sa place et à la fin tout le monde y gagne. Et son directeur le lui rend bien. Après avoir été injustement accusée par un client qui avait renversé son café, son directeur a pris sa défense et a prié le client de quitter l’hôtel car il savait que jamais elle ferait quelque chose pour nuire le client. Alors je dis « Chapeau » à ce directeur et son approche humaine. Si je reviens à Paris je retournerai avec grand plaisir dans cet endroit où l’être humain est respecté à sa juste valeur !

parisNous descendons vers la Seine. Sur la berge un jeune homme s'amuse avec une meute de chiens de toutes les tailles.  Cela doit être le « dog sitter » du quartier.  Il lance deux balles dans le fleuve et les chiens s'élancent pour les attraper.  Deux labradors sont à l'avantage: ils sautent loin et nagent avec puissance. Mais les petits gabarits ne s'amusent pas moins.  Leur gardien les connaît bien;  il encourage les uns et prévient les autres.  Le petit Marcel semble être la victime de prédilection du grand Sherpa qui se fait régulièrement rappeler à l'ordre par le maître.  Bon nombre de passants observent la scène depuis la rue avec intérêt et amusement.

Nous continuons notre périple.  Un passage par Notre Dame s'impose et nous rendons hommage à sa beauté intemporelle.  Puis nous montons vers le Panthéon.  Nous sommes étonnés du calme relatif dans les rues avec peu de voitures.  Les "Vélos Lib" ont contribué à désengorger la ville et la population comme les touristes semblent avoir adopté ce mode de transport efficace.  Attention seulement au nombre de cyclistes avec écouteurs sur les oreilles. qui sont absorbés dans leurs conversations téléphoniques.  Dans la rue Mouffetard une crêpe s'impose.  C'est un jeune homme asiatique qui nous sert copieusement et il attend avec impatience pour savoir si la crêpe est à notre goût.  À notre confirmation son visage s'illumine et il est heureux.  Nous échangeons quelques mots avec ce jeune commerçant fort agréable avant de nous élancer à nouveau à la découverte des multiples ruelles charmantes de Paris. 

parisLe soir nous nous promenons au Marais : il y a tant de monde dans la rue, des couples homosexuels ou mixtes. L’air est doux et invite à la fête. Mais nous voyons également bon nombre de sans-abris. Près des Halles une femme dort sur un matelas, à ses côtés un petit enfant blottis contre elle. Je reste pensive et mesure la chance que j’ai d’avoir un travail et un toit sur la tête. Le lendemain au Petit Palais je découvre une toile peinte en 1883 par Fernand Pelez (1843-1913) « Sans asile ou Les expulsés » qui semble tout à fait d’actualité.  Tandis que sur la partie gauche du tableau des affiches publicitaires parlent de fêtes et de soirées dansantes, une femme vieillie avant l'âge est assise au milieu de ses cinq enfants et de ses quelques affaires qu’elle a pu emporter.  L’absence du père laisse deviner les circonstances de l’expulsion qui a mis cette famille dans la rue.

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Plus loin, une fresque gigantesque de Léon-Augustin Lhermitte (1844 - 1925) captive nos regards : Il s'agit d'une scène aux Halles peinte en 1885.  Quelques personnages semblent tellement vivants, comme captés en plein mouvement, dans un film que l'on a mis en pause, et on les imagine bouger dès que le film reprendra.,

 

 

A la fin du week-end nous repartons avec les yeux remplis de belles images et d’histoires et la conviction que Paris vaut bien le détour.  Même les pigeons sont d'accord avec moi...

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16:00 Publié dans Culture | Tags : paris | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

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