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19/11/2016

Journée de récupération

phnom penhNous avons bien dormi, bercées par le bruissement de la pluie battante pendant presque toute la nuit. Au matin on aperçoit encore les grosses flaques d'eau dans les rues.  Le ciel est couvert.  Cela nous arrange bien car il ne fait pas trop chaud. Petit déjeuner sur la terrasse.  Quoi de mieux que d'avoir le temps pour savourer son petit déjeuner sans regarder l'heure?  Nous prenons des forces pour notre journée chargée de farniente. C'est ça, le vrai luxe de la vie.  


Après avoir déposé une grosse liasse de billets de 100 dollars pour l'orphelinat à la banque je me sens soulagée de mes responsabilités financières. Nous profitons de notre tuktuk pour nous faire déposer au marché central.  Il faut bien prendre connaissance des dernières nouveautés, non? Hélas, la marchandise ne se renouvelle pas beaucoup d'une année à l'autre.  Mais à force de fouiller nous trouvons quand même notre bonheur.  Marie achète des T-Shirts pour tous ses petits enfants et moi un couvre-lit en soie et un joli sac en tissus, puis deux pantalons de travail pour l'orphelinat.  Après un moment de flânerie entre les étals étroits nous avons eu notre dose de shopping, mais quand nous voulons sortir la pluie drue nous convainc rapidement de refaire encore un tour...

phnom penhSur le retour à l'hôtel nous prenons des petites ruelles où les gens sont attablés pour déguster leur déjeuner. L'air est rempli d'épices et de fumet de soupe.  Après avoir déposé nos emplettes dans la chambre (d'ailleurs nous avons pu emménager ce matin dans la chambre que j'avais réservée initialement), nous poursuivons notre journée de décompression avec une pédicure chez Friends, une grosse ONG qui forme les enfants des rues à de multiples métiers.  Nous remettons nos pieds pleines de confiance aux mains de deux jeunes étudiantes.  La mienne, hélas, ne semble pas être au top de sa forme.  Elle réussit à faire saigner un orteil sur deux.  Puis elle se confond en plates excuses avec un large sourire gêné. Comment leur en vouloir avec des sourires pareils? Marie est plus chanceuse.  Finalement nous sortons fines prêtes pour de nouvelles aventures, comme par exemple un tour au bord du Tonle Sap. Il y a des rituels qu’il faut bien respecter à chaque visite, comme la balade à pied e long de la rivière et une glace chez Blue Pumpkin.

phnom penhLa ville est encore bien marquée par la récente Fête des Eaux qui attire des villageois par milliers à la capitale.  Ils dorment sur les trottoirs, y vendent leurs marchandises et laissent leurs déchets en partant.  Je n’ai pas vu Phnom Penh aussi sale depuis longtemps. 

phnom penhSur la berge du Tonle Sap on démonte les illuminations sur les grosses barques qui sillonnent la rivière pendant les soirées festives de la Fête des Eaux.  C’est très joli.  Mais là il ne reste plus que les échafaudages et les ampoules dans des caisses. 

Un petit vent agréable remplit nos narines des odeurs typiques de l’eau.  Le courant est fort et le Tonle Sap est parsemé de branchages verts qui font la course à la surface de l’eau, certainement arrachés par les pluies fortes de la nuit dernière. Nous flânons sur les quais et observons le spectacle des badauds et vendeurs ambulants. 

phnom penhBien de Phnom Penhois se retrouvent à la fin de la journée ici pour faire leur sport, danser, se promener ou bien pêcher.  La pêche doit être bonne en ce moment, car je n’ai jamais vu autant de bateau de pêche en même temps sur l’eau.  La douce lumière de fin d’après-midi rend les images très belles et nous nous installons sur un petit muret pour laisser traîner nos regards. 

phnom penhDerrière nous une vielle mendiante assise à côté d'une poubelle essaie sa chance auprès de touristes et indigènes. 

Du côté droit, un jeune couple d’étudiants assis sur une moto à l’arrêt se drague timidement.  Elle bien sage en chemisier blanc à manches longues et une longue jupe bleu marine. Lui tout sourire et confiance.  Ils sont chou tous les deux.

phnom penhUne mamie édentée se fait promener en fauteuil roulant par sa petite fille et n’en peut plus de plaisir et de sourire.  C’est touchant de voir cette gaité simple. Dans l’eau, un papa essaie d’apprendre la nage à son fils qui porte un gilet de sauvetage. Mieux vaut prévenir que de se noyer. Partout sur la berge des pêcheurs tentent leur chance.  Nous les voyons sortir un poisson après l'autre mais les poissons sont petits.  Nous restons un long moment sur notre poste d’observation paisible jusqu’à ce que le premier moustique passe à l’attaque.  C’est le signal pour battre en retraite et s’enduire de pschitt pschitt pour la soirée.

Ce soir nous récidivons pour un spectacle de danse traditionnel au musée national.  Mais je vous en parlerai une autre fois, car mon ordinateur me fait des siennes - ou plutôt la connexion internet.  Je n'arrête pas de perdre mon texte à chaque fois que je veux le sauvegarder. RAS LE BOL!  Allez, c'est minuit et je vais me coucher.  Demain est un autre jour.

 

18:13 Publié dans Cambodge | Tags : phnom penh | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Bonjour Beate!
Quel plaisir de te lire et...une furieuse envie de partir avec toi une prochaine fois...Profite bien de ce séjour. C'est vraiment une belle action de cœur de veiller sur tes petits protégés. Heureusement qu'il y a des personnes comme toi sur cette planète en folie! Bises. Francesca

Écrit par : Francesca | 20/11/2016

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