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03/12/2016

Siem Reap

siem reapPetite excursion à Siem Reap pour participer au semi-marathon (haha, vous ne l'aviez quand même pas vraiment cru?...).  Non, on laisse la place volontiers aux personnes plus entraînées que nous, surtout avec les températures qu'il fait. 

Nous prenons le bus de nuit en couchette - une nouvelle expérience qui est vraiment plus confortable que la version en bus ordinaire, mais cela ne remplace quand même pas un vrai lit.  Surtout puisque l'espace est vraiment limite quand on dépasse le format Cambodgien...  Il nous faut environ six heures pour faire les 300 km qui séparent Phnom Penh de Siem Reap.  Arrivée à  à 5 heures du matin dans le noir. Chouette! Maintenant il faut attendre 13 heures avant de pouvoir prendre nos chambres. Alors nous traînons au bord de la piscine pour assister au lever du jour et attendre qu'on veuille bien nous apporter un café...


siem reapSiem Reap signifie « Siamois terrassés » et évoque une bataille opposant les armées siamoises et khmères... et qui vit la victoire de ces dernières.  Aujourd'hui c'est une belle petite ville au style colonial, évidemment assez touristique grâce à la multitude de temples dont Angkor Wat est le plus connu.  Dans les rues il y a beaucoup moins de trafic qu'à Phnom Penh avec seulement peu de voitures.  Par contre les motos et tuktuks roulent beaucoup plus vite, et nous devons faire plus attention en traversant la route.

Nous marchons vers le centre ville et passons devant un petit sanctuaire dédié à Preah Ang Chek et Preah Ang Chorm, deux bouddhas debout.  Pour ne pas nous attirer les foudres d'un mauvais sort nous faisons une offrande à ces deux gardiens de la ville qui sont entourés d'histoires de pouvoir et d'indestructibilité.  Dans le parc avoisinant des milliers de chauve-souris dorment dans les arbres en attendant la tombée de la nuit.

siem reapLes coureurs parmi nous (oui, oui, il y en a, et ils courent pour l'orphelinat!) vont chercher leurs dossards pour demain tandis que le reste de la troupe se rend à un terrain de tir à l'arc traditionnel où on nous attend déjà.  Les arcs sont posés selon leur grandeur et leur qualité sur un présentoir : du général tout en haut au soldat en bas.  Pour commencer, le soldat fera l'affaire pour nous.

siem reapDeux jeunes hommes en costume d'archer selon la mode du roi Suryavarnam du 12e siècle nous font une démonstration de leur art en tirant dans des positions diverses.  Pour ne pas leur voler la vedette nous nous contentons alors d'essayer la position de base, jambes écartées et arc un peu incliné.  En fait, c'était déjà suffisamment compliqué comme ça...

siem reapAprès une heure sur le stand de tir il commence à faire vraiment chaud et nous allons nous réfugier au FCC pour des rafraîchissements. Il n'est que 10 heures du matin et nous avons encore trois heures à tuer.  Après une longue pause nous partons pour un petit tour à pied dans le centre et faisons un crochet par une belle pagode, avant de pouvoir enfin prendre une douche et faire la sieste dans une chambre frigorifique. Ils sont fous, ces Cambodgiens et leur clim!

Le soir ,Marie et moi assistons à la conférence hebdomadaire du Dr. Beat Richner à l'hôpital Kantha Bopha de Siem Reap. Il s'y produit tous les samedi soirs à 19h15. Mon Dieu, qu'est-ce qu'il a vieilli depuis 2010! Et il n'a pas l'air d'être en bonne santé.  Il parle avec une voix hésitante, et j'ai l'impression qu'il radote car il n'arrête pas de dire les mêmes phrases encore et encore.  Et son jeu de violoncelle n'est également plus ce qu'il était .  Mais bon, il va avoir 70 ans l'année prochaine et sa vie au Cambodge n'est certainement pas très reposante.  Même s'il a un caractère difficile, c'est quand même un grand homme qui a mis sa vie au service des enfants cambodgiens.  Alors je lui tire mon chapeau!

 

 

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