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09/11/2017

Le départ approche

orphelinatCe matin j’ai rêvé de l’orphelinat. Le fidèle Monsieur Tom est venu nous chercher à l’aéroport. Comme il était déjà assez tard, il n’y avait pas trop de circulation (c’est bien la preuve ultime qu'il s'agit d'un rêve !). Il nous a donc proposé de faire un détour par l’orphelinat. Marie et moi étions plus que d’accord et le tuktuk se met en route. Nous longeons un mur d’immeubles d’au moins six à sept étages et je me sens toute étouffée par leur aspect imposant. C’est la folie des grandeurs. En même temps je me demande ce que la ville a bien pu faire pour la circulation, car plus d’immeubles égale plus de voitures. Mais c’est toujours la même route à quatre voix qui nous fait perdre un temps fou tous les matins à cause des bouchons.


Nous arrivons devant l’orphelinat et je reconnais quelques femmes avec des enfants qui se trouvent près de la grille d’entrée. D’abord elles nous regardent d’un œil curieux, mais quand les mamans nous reconnaissent la joie se lit sur leurs visages. On se saute dans les bras et ce sont de merveilleuses retrouvailles. Par curiosité je me retourne pour voir où en sont les immeubles qui étaient en construction l’année dernière, de l’autre côté de la rue. Ils sont terminés mais plus petits que dans mon souvenir, ressemblant plus à de grosses villas. Étrangement les maisons ont été peintes en marron, une couleur inhabituelle pour le Cambodge.

orphelinatLes femmes nous entraînent vers le parc pour nous montrer les nouvelles constructions de jeux. Je suis tellement curieuse de découvrir le fameux lotus. À ma grande surprise presque toute la surface de la pelouse est maintenant recouverte par des tentes coloriées ressemblant à des tentes de cirque - y compris mon pavillon de sieste. Je me retourne vers Marie et lui dit que nous n’aurions pas chaud avec tout cela. Puis je me ravise et rajoute que nous aurions certainement très chaud sous les tentes, mais que c’est super pour les enfants qui peuvent jouer dehors à l’abri du soleil. Je m’approche enfin de la structure de lotus et au moment où je m’apprête à découvrir les jeux à l’intérieur un doux son de piano et de chant d’oiseaux m’arrache à mon rêve. Alors là, pas contente DU TOUT !

Je remets le réveil en mode répétition et enfonce la tête dans l’oreiller pour retrouver mes amis lointains. Je me rends compte que parmi les enfants se trouve une jeune fille européenne, elle-même visiblement atteinte physiquement. Je m’approche d’elle et lui demande ce qu’elle fait dans cet orphelinat. Elle me répond qu’elle vient de Genève et qu’elle est là comme dans une sorte de colonie de vacances. Je suis un peu étonnée et en même temps je trouve l’idée géniale.

Nous prenons congé de nos amis pour aller prendre nos quartiers dans notre guesthouse préféré. Monsieur Tom prend un nouveau chemin qui nous emmène derrière les murailles de nouvelles constructions. Alors là surprise générale. Derrière les murs d’apparat nous avançons dans une boue épaisse, les routes ne sont pas finies et partout c’est le chantier.  C’est bien jolie ce tape à l’œil, mais la vérité en est toute autre. Avant de commencer à ruminer à ce sujet, deuxième attaque piano/oiseaux et j’abandonne définitivement. Je serai bien restée au lit ce matin pour continuer mes rêves (dont je ne sais pas ce que Freud aurait dit....), mais à midi je vais retrouver Marie pour déjeuner ensemble, et dans une semaine c’est le départ. Youpieh !

En attendant je suis encore preneuse de billets de toute monnaie si vous souhaitez contribuer au bien-être de mes protégés.

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

11:56 Publié dans Cambodge | Tags : orphelinat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

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