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18/11/2017

Retour au Cambodge

P1040005.JPGCa y est - nous voilà enfin partis. Genève-Zurich en 40 minutes avec un petit chocolat suisse à la clé. La renommée de la compagnie oblige... A Zurich nous recevons déjà un petit avant-goût de l'Asie car une majorité des vendeuses à l'aéroport semble venir de Thaïlande. L'avion est plein jusqu'à  la dernière place. Nous en savons quelque chose car nos places sont presque dans la dernière rangee de l'avion. Après avoir traversé la business class avec ses sièges spacieux où les gens sont installés confortablement, les rangées de l'economy class me semblent encore davantage serrées. Mais bon, ne nous plaignons pas, ce n'est que pour quelques heures. Départ à 18 heures de Zurich. Pendant le repas nous sommes un peu secouées, rien de grave, il faut juste éviter de trop remplir son gobelet. Après avoir sifflé ma petite bouteille de rouge sans faire des taches, les bras de Morphée m'appellent. Puis c'est est déjà l'heure du petit déjeuner à une heure inhabituelle pour le corps (4 heures du matin), mais dehors le soleil brille déjà, car notre voyage nous a coûté six heures de décalage.


Arrivée à Bangkok avec son bel aéroport et son labyrinthe de boutiques luxurieuses : Lacoste, Chanel, Prada, Rolex. etc. Quelques objets soigneusement exposés dans chaque boutique, avec des vendeurs et vendeuses tirés à quatre épingles. Mais pas d'acheteur en vue. Les touristes en transit marchent d'un pas pressé en se racontant leurs histoires de voyage. Quant à Marie et moi, une seule envie nous anime, celle d'un bon petit café. Le premier stand n'accepte que les baths thaïlandais ou des cartes de crédit. Pas de dollars ? Etrange! Nous poursuivons notre recherche et notre obstination est couronnée de succès. Mais cela vaut aussi son pesant d'or : deux cafés au lait pour 11 dollars. Wow, on se croirait à Genève ! Mais au moins on nous sert deux immenses gobelets et le café est bon. Notre escale de trois heures passe sans que nous nous en apercevions, et c'est déjà le départ pour notre destination finale.

P1040027.JPGCette fois-ci nous pouvons profiter toutes les deux d'une place à la fenêtre. Le ciel est rempli d'énormes cumulonimbus qui pointent leurs sculptures géantes vers le ciel, le tout recouvert d'une chape de plomp argentée. Tiens tiens, il me semble qu'autrefois on ne voyait que du ciel bleu au-dessus les nuages. Seraient-ce encore les apprentis sorciers à l'œuvre?

Il paraît que le cumulonimbus est le nuage le plus dangereux et que même les plus gros avions les évitent, car dans ce chaudron de l'enfer une énergie formidable est généré sous forme de courants ascendants et descendants. Fasciné par le spectacle qui s'ouvre à mes yeux, mon cerveau droit se laisse entraîner sans réticence dans le monde des créatures fantastiques: voici un éléphant qui lève sa trompe (où serait-ce plutôt un mammouth?), et par là un petit chat, plus loin un cœur en suspension et quelque chose qui ressemble à un champignon atomique.

P1040033.JPGIl n'y a pas de l'imite à notre imagination et nous voilà déjà en descente vers l'aéroport de Phnom Penh. Il a dû pleuvoir récemment, car les champs sont encore bien inondés et l'eau scintille comme mille diamants lors de notre passage aérien.

L'aéroport a été agrandi et modernisé, mais à l'intérieur c'es toujours le même rythme au ralenti. Un des contrôleurs de passeports semble plus intéressé par les derniers messages (amoureux?) sur son téléphone que par les touristes qui arrivent. Bienvenue au Cambodge où la vie coule si doucement.

Nos amis viennent nous chercher à l'aéroport, comme d'habitude en retard à cause des bouchons. Je leur raconte mon rêve récent avec les rues vides de Phnom Penh et cela les fait bien rire. Plus que la situation politique actuelle qui n'est pas rose du tout.  Les prochaines élections sont prévues pour 2018, mais l'opposition a été demantelée et disparu du paysage politique.  Hun Sen règne en grand seigneur sur le pays qu'il exploite jusqu'à la moelle.

Nous prenons nos quartiers au "Cyclo" et je retrouve mes sempiternels problèmes de connexion à internet. C'est vraiment désagréable, et je ne comprends pas si c'est mon ordinateur ou la connexion qui me joue des tours.

P1040039.JPGAprès une bonne douche et un peu de repos nos amis viennent nous chercher pour le xième repas de la journée. L'endroit est charmant et la nourriture bonne. Ce n'est pas vraiment que nous ayons faim, mais l'hospitalité nous oblige d'honorer leur invitation. Pendant que mes camarades des planches sont certainement en train de se régaler d'un délicieux tacos du marché, notre choix tombe sur une salade de mangue verte bien épicée qui intensifie nos couleurs et fait couler nos nez.

A table, les deux petits garçons de mes amis s'adonnent à leurs caprices. Marie et moi ne disons rien mais n'en pensons pas moins. Enfin, c'est toujours plus facile de voir les erreurs des parents chez les autres qu'auprès des ses propres enfants. Nous rentrons enfin à l'hôtel et c'est l'extinction des feux quasi immédiate.

Bonne nuit et à demain.

 

 

15:21 Publié dans Cambodge | Tags : cambodge | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Enjoy les filles. J'espère que vous aurez plus chaud qu'ici. Bon séjour et salutations à tout les enfants de l'orfelinat

Écrit par : Catherine | 19/11/2017

L'amitié, le partage, l'aventure, bon séjour Enjoy

Écrit par : tender | 19/11/2017

Les commentaires sont fermés.