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23/11/2017

Journée de piscine

orphelinatLa journée s'annonce chaude - le temps idéal pour la baignade. Nous sommes impatientes de retrouver nos petits pour ce moment agréable que tout le monde adore. En arrivant à l'orphelinat le grincement d'une balancelle nous accueille. Marie et moi nous regardons et avons la même pensée : c'est vraiment une des sonorités typiques de l'orphelinat, tout comme le flop flop des tongs et les pas trainants sur le béton, le vrombissement d'une moto et au loin un enfant qui pleure. Ce sont des impressions gravées dans notre mémoire pour le retour dans le froid.


orphelinatContrairement aux autres années, la baignade se passe maintenant derrière la maison où le linge sèche joyeusement au vent. C'est là également qu'on avait trouvé le serpent... Je vérifie les environs avec un  regard méfiant, mais pas de danger en vue. Tant mieux!

orphelinatLes enfants attendent dans leurs chaises qu'on les nourrisse et après le goûter, hop au bain. Les mamans ont rempli un bassin carrelé qui fait office de pataugeoire. Je ne sais pas si c'est nouveau, en tout cas je ne l'avais jamais remarqué auparavant. Les autres années on baignait les enfants dans des petites piscines gonflables. Ici c'est plus spacieux. Une bouteille en plastique percée de mille trous sert de douche toute fine. C'est ingénieux et les enfants adorent!

orphelinatSomkhan est le premier a profiter de l'espace aquatique. Ce garçon autiste attachant et difficile à la fois adore l'eau. Difficile parce qu'il a beaucoup de force qu'il ne sait pas gérer. Il peut facilement se mettre en danger tout autant que les autres enfants, par exemple quand il essaye de se lever derrière une chaise roulante qu'il arrive facilement à renverser.

orphelinatVesna et Somnang sont également déjà dans l'eau et se font arroser au jet, car le bain n'est pas seulement pour le plaisir - les mamans profitent pour laver les enfants par la même occasion. Après le séchage ils sont poudrés pour garder la fraîcheur. Je vous laisse imaginer la logistique nécessaire pour nourrir, dévêtir, baigner, sécher, poudrer et rhabiller tout ce petit monde. Emmener et sortir les grands enfants n'est également pas une chose facile. J'ai peur de glisser sur les dalles mouillées et de les laisser tomber, mais finalement tout se passe bien. Heureusement que tous les enfants ne soient pas venus! 

Quand les premiers ont fini leur bain, nous les emmenons dans le parc sous le lotus géant, car il commence à faire très chaud et la piscine n'est pas à l'ombre. Mais il nous reste encore un paquet d'enfants à laver... Pouh, aujourd'hui c'est sport!

Sous le lotus une équipe d'étudiants en dentisterie est en train d'examiner l'état des quenottes. Quelques unes laissent certainement à désirer, également chez les enfants des mamans. Mon "petit-fils" Nadar avec ses 7 ans a déjà des molaires en or, et les incisives de sa sœur Nita sont noires et en piteux état. Pourtant je suis sûre que la mère les incite à se laver les dents.

orphelinatNous faisons quelques tours du parc avec les chaises roulantes. Quelques grands garçons sont en train de jouer au foot. Il y en a que je reconnais, comme le petit Chiwann qui a pu profiter cette année d'une opération des yeux en Australie, financé par la famille d'une ancienne volontaire qui est tombé amoureuse de ce petit. En dehors de sa cécité partielle Chiwann n'aura aucune raison de rester à l'orphelinat, ne serait ce parce que son frère Chiwa y réside également. Malheureusement Chiwa est en nettement moins bon état que son frère.

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Vers la fin de la matinée nous voulons remonter les enfants par le monte-charge, mais il semble être en panne. C'est déjà arrivé auparavant. Alors nous prenons les enfants un par un et les montons au premier étage et dans leurs chambres. Pour les petits il n'y a pas de problème, mais pour les plus grands ce n'est pas une mince affaire. Nous les empoignons à deux, chacune par un bras et une jambe, et montons les escaliers. Ce n'est ni agréable pour les enfants ni pour nous. En plus il fait chaud. Ce n'est que plus tard que je comprends qu'il s'agit en fait d'une coupure d'électricité. Encore! 

Après un repas copieux de pâtes et une petite sieste dans le parc nous sommes toujours sans courant et donc sans chaises. Elles sont restées en bas devant l'ascenseur. Pas de chaise roulante signifie pas de promenade pour les enfants et tout le monde restera entassé sur un grand matelas par terre. Avec Marie nous prenons notre courage à deux mais et commençons à monter les chaises une par une par les escaliers. Les femmes me disent de laisser les chaises en bas, mais je pense aux enfants et continue. Certaines chaises sont plus faciles à monter que d'autres selon le modèle. Je peux monter les grandes chaises facilement marche par marche en reculant. Le pire sont les chaises avec des petites roues supplémentaires qui se coincent entre les marches. Celles-là il faut les monter à deux. Nous essayons d'identifier surtout les chaises des grands enfants pour faciliter leur transport vers les chambres. Manque de pot je monte deux ou trois chaises qui appartiennent à l'autre groupe de jeu. Les mamans sont contentes et moi je dégouline. Elles nous proposent en rigolant quelques tranches de mangue verte avec une petite sauce piquante en pensant que nous allons refuser. Mais la nourriture Khmère ne nous fait pas peur, et c'est délicieux.

orphelinatA la fin de l'après-midi nous sommes contentes de prendre place dans notre tuktuk pour une quarantaine de minutes dans les bouchons du soir et la pollution habituelle pour rentrer à l'hôtel, fatiguées mais heureuses.

 

 

16:30 Publié dans Cambodge | Tags : orphelinat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

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