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29/11/2018

Une journée presqu'ordinaire

orphelinatHier soir nous avons mis encore une heure et quinze ou vingt minutes à rentrer, tellement le trafic était dense. J’en profite pour dormir un peu dans la tuktuk, mais nous sommes quand même fatiguées. Oh, on a également vu une magnifique Porsche dans les rues encombrées. Mais à quoi bon ? Pour rouler à 30 km/h en ville et à 80 sur les routes nationales ? Quelle frime !


orphelinatArrivées à l’hôtel nous avons à peine le temps de prendre une douche et c’est déjà reparti pour aller voir le spectacle de danse au musée national avec mes deux collègues. Bien que nous connaissions déjà toutes les danses, le spectacle est chaque fois différent et un régal pour les yeux. La troupe semble renouvelée car à part une danseuse je ne reconnais personne. Nous terminons la soirée avec un bon dîner libanais chez Mansour – et notre petit verre de rouge qui nous requinque tout aussitôt. Malheureusement nous n’avons pas pu résister au fait de parler du travail, et cela ne m’a pas fait du bien. Mais il me restent encore deux semaines pour tout oublier à nouveau.

orphelinatCe matin je me réveille tôt à cause du bruit de personnes qui parlent. Nous dormons la fenêtre ouverte pour éviter la clim, et le balcon de l’hôtel voisin se trouve à deux mètres à peine. Deux Chinois s’y sont installés pour boire leur thé, fumer et discuter à pleins poumons. Marie me dit qu’ils ont commencé à 5h30 sans aucune gêne pour le voisinage. On aurait pu les étrangler ! Quand nous racontons l’anecdote à Monsieur Tom il est d’accord avec le fait que les Chinois soient bruyants. Son fils ne veut pas prendre le bus parce qu’il y a trop de Chinois dedans qui parlent fort. Le peuple Cambodgien semble moyennement apprécier ce grand frère qui s’étale de plus en plus dans leur pays.

orphelinatLe jeudi c’est jour de piscine pour nos protégés. Quand nous arrivons vers 8h30 nous sommes étonnées de constater que beaucoup d’entre eux ont fini avec le bain et ont également déjà mangé. Fini le temps où les adeptes de l’eau pouvaient barboter un certain temps dans la pataugeoire. C’est peu après que nous comprenons pourquoi. A cause du nombre élevé d’enfants c’est maintenant un travail à la chaîne : un à un on les amène, les déshabille, les lave, les ressort, les poudre, les rhabille, les rassoie dans leur chaise. Ouf ! C’est physique. Quand le groupe est au complet, nous sortons les fauteuils dans le parc pour ensuite les promener un à un. Neyly, ma copine mongole, vient m’aider à pousser les chaises en papotant avec moi en anglais. Elle a ses petits préférés pour la promenade et ils en profitent bien.

orphelinatTous les arbres et arbustes dans le parc ont beaucoup poussés depuis l’année dernière et offrent une quantité de fleurs que nous pouvons admirer de près ou cueillir pour embellir les enfants. Filles comme garçons sont ravis de cette petite coquetterie et très fiers d’être admirés et pris en photos. La matinée se passe très vite et déjà il faut remonter les chaises par la nouvelle rampe. C’est sport, surtout qu’aujourd’hui la chaleur est revenue. Mais comme dit Marie « Cela nous muscle les fesses. »

orphelinatA midi nous tenons cour dans notre nouveau QG dans le parc. Quelques enfants et mamans viennent papoter avec nous. Puis on nous apporte notre déjeuner qui semble plus élaboré de jour en jour. Surtout que maintenant nous avons deux mamans qui cuisinent pour nous. Cela a un léger goût de  compétition. Marie et moi nous sentons de plus en plus mal à l’aise avec cet arrangement. Avant nous partagions le repas familial.  C’était convivial et sympa et dans un esprit de partage. Maintenant on se sent davantage comme une charge pour elles. Finalement tout ce beau monde nous tient compagnie en nous encourageant pour nous servir d’avantage de chaque plat. Franchement, c’est mieux qu’au restaurant ! Aujourd’hui nous avons au menu une soupe de poisson avec des herbes vertes et du bambou, un poisson grillé à la chair tendre, et du porc grillé avec des tranches d’ananas, des carottes et des poivrons. Tout est délicieux et nous nous régalons.

Les enfants doivent partir à l’école. Nimol remarque que sa cadette voudrait également aller à l’école. Je m’en étais déjà doutée. Nous en discutons avec Marie et décidons de la sponsoriser également. Vingt dollars par mois n’est pas beaucoup pour nous mais une fortune pour eux. Et l’école est certainement leur seul moyen d’avoir un jour une vie dans des meilleures conditions.

orphelinatPuis c’est l’heure de la sieste pour nous. Mais avant d’autres petits copains viennent nous saluer avant de rejoindre l’école à leur tour. Il y a un jeune homme nain dont j’oublie toujours le nom. Il vient nous montrer tous ses petits trésors qu’il empile dans son cartable avec en prime une photo de sa chérie. E moi qui croyais que c’était sa maîtresse d’école. Oups.

L’après-midi se passe dans un éclair. Nous avons l’occasion de profiter un peu plus des enfants pour jouer et les masser. Il faut dire aussi que pour une fois nous avons laissé tomber le brossage des dents. Mais bon, parfois il faut savoir ajuster ses priorités.

Une mauvaise surprise attend quand nous rentrons à l’hôtel : nos voisins Chinois sont toujours là et blatèrent sur le balcon. Nous envisageons de nous venger tard ce soir en faisant de même. Mais en attendant nous avons rendez-vous avec Trish Watts, une chanteuse de jazz Australienne en visite au Cambodge. Avec les deux cousines elle initié le programme « Cambodia sings » qui enseigne le chant aux jeunes et les encourage à faire revivre les chansons traditionnels des villages et régions. Je l’avais déjà rencontrée il y a trois ans.

Ce soir nous assistons à une heure de répétition de chant entre femmes de différentes nationalités. C’est assez touchant et fait juste du bien. Comme nous restons pour trois semaines, nous pourrons encore récidiver les deux prochains jeudi. Notre carnet de bal commence à être bien rempli ! La soirée se termine par un cocktail dînatoire sur la terrasse en haut de l’immeuble où on jouit d’une vue imprenable sur Phnom Penh. Nous goûtons pleins de tapas différents et Peuv a même acheté du bon fromage français. Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à l’hôtel pour boire un verre de jus et poster ce billet. Et devinez quoi ? En face de nous viennent s’installer nos voisins Chinois. Grrrrrr, ils nous poursuivent, ces deux-là.

16:31 Publié dans Cambodge | Tags : orphelinat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

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