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03/12/2018

Journée de glandouille

phnom penhEn arrivant ce matin vers 5 heures à Phnom Penh nous décidons de faire l’école buissonnière aujourd’hui. De toute façon on ne nous attend pas à l’orphelinat. Cette excuse est assez bonne pour nos consciences, et nous nous glissons sans plus de gêne dans nos lits pour un supplément de sommeil en tout confort. Nous nous réveillons vers 9 heures et décidons d’aller prendre le petit déjeuner au Royal Savoyan, un hôtel pas loin du Cyclo et qui es tenu par un français. Nous avons gardé un très bon souvenir de leur petit déjeuner et ne serons pas non plus déçues cette fois-ci. Marie opte pour la version pain, confiture, yogourt et moi pour une délicieuse crêpe épaisse à la banane, les deux accompagnés de fruits frais de saison.

Le propriétaire vient nous saluer et nous explique que le pain est fabriqué par deux Françaises qui ont fait l’école de Bocuse. C’est une réussite. Nous discutons un peu politique avec le propriétaire. Il raconte que la situation s’est beaucoup détériorée à Sihanoukville où Cambodgiens et Chinois en viennent maintenant aux mains, voire même aux couteaux. Comme les gilets jaunes en France, le peuple Khmer commence à se révolter contre la suprématie Chinoise qui exploite leur pays. Il semblerait également que les prix d’hôtel explosent chaque fois qu’un établissement est acheté par des Chinois. De 30 $ pour une chambre familiale la note monte en flèche pour atteindre jusqu’à 150 $, voire plus. C’est la folie pure ! Il n’y a que peu de Cambodgiens qui arrivent à payer une telle somme. Les gens du peuple qui pouvaient s’offrir une petite excursion par année sont désormais privés de ce petit plaisir.


Nous poursuivons notre journée en faisant des achats : d’abord des cartables, cahiers et tutti quanti pour les trois enfants de Nimol. Puis passage à la banque pour déposer les fonds que Marie avait réussi à récolter pour sa participation au 10 km d’hier. Il y a un monde fou à la banque et nous devons patienter un bon moment. Ensuite Monsieur Tom nous conduit au Marché Russe (Psaar Tuol Tom Pong), appelé ainsi car les Russes le fréquentaient beaucoup pendant la période vietnamienne.  Cela faisait un moment que nous n'étions plus venues, et nous sommes étonnées en bien de la variété de la marchandise ici par rapport au Marché Central où chaque étal semble vendre les mêmes affaires. Tout de suite en arrivant mon œil est attiré par un joli manteau jaune qui fera certainement parti de mes tenues de noël. Nous flânons pendant un bon moment en achetons des bricoles par-ci et par-là. Nous terminons nos emplettes par des mangues et des fruits de dragon que nous allons offrir demain à nos deux familles à l’orphelinat.

phnom penhIl fait beau, il fait chaud, et nous dégoulinons de la tête aux pieds. On nous approchant de l’hôtel nous admirons le travail de démolition de la maison d’en face qui n’est plus.

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Après avoir déposé nos achats dans la chambre nous repartons faire un tour sur les bords du Tonle Sap. Une petite brise nous souhaite la bienvenue et nous accompagne lors de toute la balade. C’est très agréable.

Nous admirons le doigté d’un vendeur de fleurs de lotus qui replie délicatement les pétales pour faire une petite décoration.

 

La place devant le Palais Royal ressemblera bientôt à la place St. Marc à Venise car la population de pigeons s’est démultipliée depuis l’année dernière. En plus, les marchands vendent des sachets avec du maïs pour les nourrir. Ils ne savent pas à quoi ils s’exposent ! Ou alors, l’année prochaine le plat à la mode sera alors du pigeon rôti. Va savoir.

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Un peu plus loin une diseuse de bonne aventure prédit le futur à une cliente. L’aimera-t-il ou ne l’aimera-t-il pas ?

 

 

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Telle est la question qui laisse de marbre la petite vendeuse avec son vélo qui a d’autres chats à fouetter pour faire vivre sa maisonnée.

 

 

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Sur les quais, riches et pauvres se côtoient dans le même espace. Nous croisons encore une fois un cycliste huppé avec son vélo toute option. Si seulement tous les riches pouvaient se mettre au sport pour désengorger la ville !

 

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Un peu plus loin un bébé tout nu essaye de réveiller une jeune fille qui dort sur le banc à côté de lui, probablement sa grande sœur en charge de le garder.

 

Je remarque que les sexes ne se mélangent pas ou très peu. Souvent on voit deux hommes assis sur le même banc, ou un petit groupe de femmes. Deux bancs d’hommes, trois bancs de femmes, etc. Il n’y a que les jeunes couples qui cherchent à être ensemble.

En rentrant à l’hôtel nous avons la mauvaise surprise que l’internet ne fonctionne plus du tout. Super ! On va encore devoir enrichir l’hôtel voisin pour pouvoir communiquer avec le monde.

 

 

 

 

12:41 Publié dans Cambodge | Tags : phnom penh | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

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