UA-70828429-1 UA-70828429-1

04/12/2018

Mardi chaud

Ce matin l’internet ne fonctionne toujours pas. Alors nous migrons avec nos téléphones et ordinateurs au café du rat. Le propriétaire suggère avec un sourire malicieux que notre propriétaire n’a peut-être pas payé sa facture et que c’est pour cette raison qu’il n’y a plus l’accès au net. Il nous explique que lui il paye 150 $ par mois pour avoir une connectivité suffisante pour toutes ses chambres. Ce prix nous semble très cher pour un pays où beaucoup de choses sont très bon marchées.


La météo annonce 27 degrés pour aujourd’hui, mais au ressenti il doit faire nettement plus chaud. A la fin de la matinée j’aurai plus transpiré que dimanche en marchant les 10 kilomètres. Les femmes sont déjà au courant de notre exploit et nous montrent leurs pouces en haut en signe de reconnaissance. La directrice et Punnary viennent prendre les nouvelles de notre bien-être car les pauvres souffrent de courbatures et n’ont pas pu monter les escaliers hier. Visiblement Marie et moi sommes en meilleure condition car nous nous portons comme un charme.

orphelinatNous avons apporté les cartables achetés hier qui ont un tel succès que d’autres petits nous viennent en réclamer aussi. On aurait dû s’en douter. Heureusement qu’il y a toujours quelques ballons gonflables qui servent de prix de consolation. Même les mamans s'en parent des cartables avec plaisir.

Le mardi matin les enfants sont dans le parc. Quand nous arrivons ils sont déjà tous installés dans leurs chaises sous le lotus géant et attendent leur goûter. Au menu d’aujourd’hui une compote de banane qui a l’air de leur plaire beaucoup. Le minuscule Barang qui pleure pour un oui et pour un non en prend trois portions en tout. J’en reste bouche bée. Même Somnang quitte son sommeil pour laper sa compote. Elle passe la plus grosse partie de la journée maintenant à dormir et semble plus absente que les années précédentes.

orphelinatJe prends Monkey Girl pour une promenade et elle en est heureuse. Nous slalomons à travers le parc au gré de son désir, tout en essayant de mon côté d’éviter tous les papiers et bouteilles en plastique qui l'attirent tant. Nimol m’amène la chaise d’une petite qui pleure et la petite fille aux comportements de singe s’installe derrière dans le petit panier pour se faire véhiculer. C'est plus confortable que de marcher et un tour de parc fait beaucoup quand on a des petites jambes. A peine avons nous fini le tour que je la quitte des yeux pendant une seconde pour saluer une des mamans, et la voilà déjà partie. Je la retrouve en train de vouloir vider un panier de cubes que les autres enfants essayent de ranger. Ohlala, il faudrait avoir 7 paires de bras et d'yeux pour cette boule d’énergie.

Normalement les mamans regardent un feuilleton indien pendant qu’on nourrit les enfants. Ce semble être le « Dallas » local, car elles y sont toutes accros et dans toutes les chambres la télé est réglée sur la même émission. Pourtant il ne s’y passe pas grande chose en dehors de longs échanges de regards, tellement appuyés, que même nous qui ne parlons pas la langue comprenons les messages. Mais aujourd’hui les mamans regardent un discours officiel où on remet des décorations à des étrangers – peut-être une sorte d’ordre du mérite pour services rendus au pays. Quel dommage - nous allons rater notre épisode chéri...

orphelinatAprès notre repas de nouilles sauteés et d’un fruit que nous ne connaissons pas mais qui a très bon goût, nous nous installons sur notre balançoire pour la sieste journalière. Cela ne dure jamais longtemps avant que quelqu'un n'arrive pour discuter. Ce coup-ci ce sont nos trois écoliers qui attendent leur moto-dop pour aller à l'écolé. Ils sont beaux dans leurs uniformes et toujours prêts pour faire quelques bêtises. Le sudoku que fait Marie les attire également beaucoup. Quand ils sont partis, nous nous allongeons chacune sur le banc. Avec un coussin, ce sera certainement plus confortable. Mais ne nous plaignons pas : ce banc est déjà tellement mieux que celui que nous avions l'habitude d'utiliser auparavant. Nous fermons les yeux. Au fond du jardin une radio braille une chanson khmère qui n’est pas désagréable, mais après une heure de répétition elle commence quand même à nous agacer légèrement.

L'après-midi je ne me sens pas très bien. C'est soit la chaleur, soit le nombre incalculable d'enfants malades qui m'ont passés leur microbes. Je dois faire un sprint aux toilettes pour vomir, mais je me sens mieux ensuite. Cette année c'est vraiment la poisse!

Au moins l'internet fonctionne à nouveau à l'hôtel, et suite à la réparation je peux même me connecter à mon blog ici. Elle n'est pas belle la vie?

 

 

 

16:16 Publié dans Cambodge | Tags : orphelinat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

Écrire un commentaire