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10/12/2018

Retour à la ville

trajet,phnom penhNous sommes allées à Kep pour trouver du calme et nous l'avons trouvé. C'est délicieux et paisible, et nous savourons un petit jus de fruit frais pour assister au coucher du soleil. Par contre, le soir c'est tellement calme qu'à partir de 18 heures les boutiques du marché aux crabes ferment et c'est quand même un peu tôt pour aller se coucher!

Alors nous décidons de faire une petite promenade pour aller vers Kep plage. Dans mon souvenir la route était mieux éclairée que maintenant et le trottoir n'est pas toujours praticable. Les touristes ont désertés les environs et nous nous sentons un peu seules sur cette route sombre. Nous sommes accompagnées de la pétarade d'un hors-bord qui part à la pêche dans le golfe. Au loin nous voyons clignoter les lumières rouges et vertes des dizaines de bateaux de ses compagnons, on dirait presque des guirlandes de noël.


kep, trajet,phnom penhEn nous rapprochant de la plage la vie revient. Ici et là des jeunes couples recherchent justement des coins sombres pour se bécoter en tranquillité sur leur moto. Puis arrive la musique à nos oreilles et la lumière à nos yeux. Sur les trottoirs des parasols coloriés côtoient des grandes voiles étendues pour protéger contre le soleil, le sol est recouvert de nattes pour le piquenique et des chaises pliantes vides maintenant se reposent de toutes ces fesses qu'elles ont dû supporter tout le long du dimanche. La plupart des touristes sont partis et il ne restent que quelques gens par ci par là qui terminent leur repas.

Nous apercevons un café à l'étage qui a l'air sympathique et nous nous installons au bord de la rampe. D'ici on a une belle vue sur tout. Des jeunes se baignent dans la mer. Evidemment, selon la tradition cambodgienne, tout habillés. D'après les rires et les cris joyeux ils semblent bien s'amuser. L'eau n'est pas très profonde ici. De toute façon je doute qu'ils sachent tous nager. La marée commence à monter, mais l'amplitude n'est pas très grande.

trajet,phnom penh,kepVers 20 heures nous décidons de rentrer et empruntons à nouveau la route sombre. Une voiture arrive d'en face, nous dépasse, puis ralentit et fait demi-tour. Je devrais me méfier mais en même temps je suis confiante. La vitre s'abaisse et une voix nous interpelle en français "Et bien, Mesdames. Vous ici!" C'est Mansour, notre ami du restaurant libanais à Phnom Penh. Nous savions qu'il se rendait à Kep le dimanche et je venais de dire à Marie que ce serait vraiment drôle de le rencontrer. Et bien, c'est chose faite! Nous rions bien de cette coïncidence et évidemment il faut fixer ce moment sur la pellicule.

Le lendemain un minibus vient nous chercher à l'hôtel pour nous emmener à l'arrêt du bus. Puis il faut attendre. Nous ne savons pas très bien si nous avons raté le bus de 8 heures ou s'il est juste en retard. Finalement il arrive et nous montons à bord, équipées de nos polaires et écharpes. C'est comme même le comble qu'il faut s'habiller comme en hiver quand on prend le bus dans un pays chaud! Mais pour une fois la clim n'est pas réglé au niveau frigo. Nous empruntons la route numéro 3 pour remonter qui est en nettement meilleur état que la 4 que nous avions prise à l'aller et nous avançons bien. Le panneau indiquait : Kep - Phnom Penh 3 heures. Et bien, nous allons voir.

kep,trajet,phnom penhVisiblement le calcul du trajet ne tient pas compte des pauses pipi : après une heure seulement c'est déjà le première, et vers 10h30 une nouvelle pause s'impose pour manger. Il faut bien faire vivre les propriétaires de ces restoroutes Khmers! Nous achetons un sachet de mangue verte. A déguster avec précaution car la mangue verte peut provoquer de la diarrhée. J'en garde le souvenir de l'année dernière...

kep,trajet,phnom penhPuis nous continuons notre route vers le nord. A un certain moment les chantiers routiers nous rattrapent. Mais ici il ne s'agit pas de boucher des trous. Non, on élargit carrément la voie. Des pelleteuses creusent de longues tranchées que l'on va ensuite remplir avec une couche de grosses pierres et de gravats, certainement pour une meilleure stabilité de la route ou pour un meilleur drainage. A partir de ce moment là, notre vitesse de croisière diminue considérablement. Le paysage devient gris de poussière et je regrette déjà les couleurs lumineuses du bord de mer.

kep,trajet,phnom penhSans savoir où nous sommes exactement, on sent la grande ville s'approcher. Nous traversons un village avec un marché. Il a dû pleuvoir il y a pas longtemps car tout est boueux et poussiéreux.  Je plains les marchands autant que les consommateurs.

Un panneau indique que nous sommes à 21 km de Phnom Penh, mais il nous faudra encore 1h15 pour arriver à destination. En se rapprochant de la ville toute beauté extérieure a disparu et la seule chose qui étincelle encore sont les dents blanches d'une énorme bouche qui nous sourit d'un panneau publicitaire d'une clinique dentaire.

trajet,phnom penh,kepAh, parlons publicité. Bien que je sois Allemande, je n'aime pas la bière. Les Cambodgiens oui, hommes et femmes. Si je crois la fréquence des panneaux que je vois le long de la route, la première marque de bière au Cambodge devrait être la Ganzberg, une bière produite par un brasseur soit disant allemand à Phnom Penh. Je suis assez dubitative car ce nom n'est pas connu en Allemagne, mais en tout cas les producteurs font une campagne publicitaire très offensive partout dans le pays pour gagner des amateurs de leur breuvage. Cette bière a d’ailleurs provoqué un tollé de protestations lors de la sortie d’un clip promotionnel. Alors que le spot suggère la possibilité de gagner cinquante mille dollars US à travers d’un concours, la vidéo montre un heureux gagnant pourchassé par plusieurs jeunes femmes habillées en mariée, apparemment soucieuses d’attraper l’heureux vainqueur. Les autres grandes marques au Cambodge sont : Angkor, Cambodia, Anchor et Tiger.

 

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