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Retrouvailles à l'orphelinat

La nuit fut assez calme à part d'un imbécile qui s'est promené avec une radio ou télé portable sous notre fenêtre en chechant une chaîne. Et ceci à la même force de son que mon papa de 91 ans quand il regarde la télé. Grrrrr.....

Le réveil m'a donc semblé sonner très tôt. Quand nous sommes descendues pour boire notre café matinal, Monsieur Tom nous attendait déjà avec son tuktuk flambant neuf. Il a cédé à la nouvelle mode des tuktuks plus petits au gaz à la place de son grand engin traditionnel. Il existe depuis quelques années une application au Cambodge où le client peut réserver son tuktuk avec un prix garanti par kilomètre. Ainsi il n'y a pas de mauvaises surprises pour les clients.

Nous voilà donc partis à travers les rues que nous connaissons si bien. Ou pas. Avec tous les chantiers en cours, le visage de certaines rues a été complètement transformé. Et nous découvrons aussi un désavantage majeur du nouveau véhicule : les bords descendent plus bas que dans l'ancien modèle et nous cachent la vue de sorte que toutes les personnes que nous rencontrons sur notre chemin sont décapitées. Et cela nous gâche vraiment notre plaisir du trajet! Par contre les parois sont bien rembourrées et plus confortables pour faire la sieste au retour.

orphelinatIl y a du trafic mais on a déjà vu pire. Et la bonne surprise est que la route défoncée qui mène à l'orphelinat a finalement été refaite et se présente toute lisse. A peine arrivées au portail, notre amie Nimol se précipite déjà sur nous et nous invite à venir admirer son nouveau-né. C'est son quatrième enfant et on se demande avec Marie comment ils font pour vivre dans leur petit taudis de quelques mètres carrés. Nimol n'a pas encore repris le travail. Son fils vient juste d'avoir deux mois. Elle nous emmène saluer la directrice et nous raconte en chemin les derniers changements. Toutes les salles de jeux se trouvent maintenant au rez-de-chaussée. L'école Happy Tree a quitté les lieux et ceci a permis de redistribuer toutes les salles. L'ancienne salle de classe de l'orphelinat a été transformée en atelier de vannerie où les enfants s'entraînent à fabriquer de très jolis paniers en osier. J'ai comme un vague présentiments qu'on va repartir avec un de ces paniers comme cadeau.

orphelinatTout le rez-de-chaussée est en effervescence car l'équipe des ostéopathes français qu'on a déjà rencontrée l'année dernière est de retour. Mais contrairement à l'année dernière, cette fois-ci le traitement se passe dans le calme et la sérénité. Quand les femmes nous aperçoivent elles se précipitent vers nous pour nous saluer. Après un certain temps j'ai complètement perdu la notion de qui j'ai déjà salué et qui non. Les enfants ont beaucoup grandis et il y en a que nous ne reconnaissons pas tout de suite. Tout le monde a l'air d'être en forme et nous en sommes enchantées. Par contre on ne compte que deux volontaires physio dans l'orphelinat en dehors de nous. C'est vraiment déplorable! Surtout que maintenant les mamans doivent transporter tous les enfants quatre fois par jour du 1er étage au rez-de-chaussée et de retour en montant et descendant la rampe avec les fauteuils roulants. Comme dis Marie "Cela va nous faire travailler les fesses."

A la même période l'année dernière le champs derrière le mur fut un immense lac. Cette année on ne voit qu'une petite flaque de rien du tout. Au moins cela attirera moins les serpents. Je me souviens qu'il y a deux ans quelqu'un avait attrapé un gros serpent qu'il nous avait présenté comme cadeau de bienvenue.

orphelinatOn nous fait signe d'aller promener les enfants dans le parc. La petite Tyrah a gardé son sourire rayonnant et ses yeux pétillantes nous font bien comprendre qu'elle se souvient de nous. Les femmes lui on fait des petites tresses sur la tête et elle est ravissante. Peu à peu nous retrouvons les grands et petits du centre ainsi que nos habitudes quotidiennes. Beaucoup d'eux n'ont pas oublié que j'ai toujours des ballons gonflables dans ma banane et on vient me les réclamer. Et quand je les gonfle en faisant des grosses joues cela fait toujours autant rire.

orphelinatLa matinée passe vite et il est déjà temps de remonter toute la troupe et d'aider au nourrissage. Marie et moi héritons de Somnang et d'Osampea, deux filles qui ne sont pas faciles à nourrir. Osampea a fait beaucoup de progrès, mais ses bronches sont prises et elle tousse souvent - en me giclant sa bouillie sur le T-Shirt. Cela fait un dessin très intéressant. 

Entre temps nos petits protégés pour qui nous payons les écolages sont rentrés de l'école et nous enlaçons avec joie. Ensuite on vient nous chercher pour nous nourrir à notre tour. MeyWen est allé achetér des nouilles avec un œuf au plat. Dès la première bouchée je suis écœurée par le goût. Peut-être que les histoires que Savorn nous a raconté hier y contribuent également. Mais Marie non plus n'est pas très fan de notre repas. 

Une petite sieste est c'est reparti pour l'après-midi. Vers 16 heures nous nous attendons de terminer, mais une autre nouveauté est que l'après-midi se termine maintenant seulement à 16h30. C'est très bien pour les enfants mais moins bien pour nous et le trafic qui nous attend pour rentrer. Quand nous arrivons enfin à l'hôtel, la nuit est déjà en train de tomber. Nous sommes fatiguées mais heureuses de notre première journée.

 

 

 

 

 

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Commentaires

  • Contents de te revoir et d'avoir de tes nouvelles .Nous t'embrassons st te souhaitons un riche séjour .Françoise et Jean Jacques

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