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Une journée très dure

Nous nous réveillons ce matin par le fond sonore assez doux des travailleurs qui prennent leur petit déjeuner au pied du nouvel immeuble qu'ils construisent avant d'entamer leur journée avec marteau et perceuse. Pas de week-end dans la construction. Pour nous, par contre, c'est une manière très agréable de nous réveiller, surtout quand on sait qu'on peut traîner encore un peu au lit. Aucune comparaison avec nos voisins Chinois bruyants de l'année dernière!

Ce matin nous avons quelques courses à faire pour l'orphelinat pour honorer les commandes qu'on nous a faites : des cahiers, des crayons, des ardoises puis un filet et un ballon pour jouer au volley-ball. Le Marché Russe est la bonne adresse pour cela et nous nous offrons un tuktuk panoramique (l'ancien modèle) pour nous y rendre. Quelle différence quand même de pouvoir observer les alentours!

phnom penhNous nous enfilons dans les dédales étroits du marché à la recherche de notre marchandise. Evidemment nous y trouvons aussi d'autres objets qui nous tentent les bras, mais nous restons très raisonnables. Depuis le temps, des foulards en soie et souvenirs de touristes nous en avons déjà à revendre.

Pour le retour nous devons héler un autre tuktuk car le premier n'a pas pu nous attendre. Visiblement les conducteurs de tuktuk Phnom Penhois n'arrivent pas à la cheville de leurs homologues Londoniens, renommés pour connaître chaque ruelle par cœur. Ici les chauffeurs connaissent bien leur quartier. Pour le reste on a meilleur temps de savoir approximativement où il faut aller. Je comprends très vite que notre chauffeur n'a pas l'habitude de se rendre dans notre quartier pourtant bien connu. Mais cela a quand même le mérite que nous empruntons d'autres rues que le trajet habituel. Question de changer de perspective.

phnom penhNotre devoir rempli, nous avons bien mérité un petit jus de pastèque chez Mansour pour nous désaltérer. Puis le Tonle Sap nous appelle pour notre balade sur les quais. Il est 14 heures et on ne voit que des fous de touristes comme nous se promener sous le soleil tapant. Les places à l'ombre sont rares d'autant plus qu'à cette heure-ci les ombres sont petits.

phnom penhNous nous trouvons une petite place  sur un muret au bord de l'eau et observons deux jeunes garçons qui s'amusent près d'un pêcheur, qui les chasse illico presto car ils remuent trop et risquent de chasser les quelques poissons qui pourraient s'égarer vers sa ligne.

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Puis le pêcheur, dont on n'arrive pas à deviner l'âge, continue sa besogne sans trop de résultats.

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Ses collègues sur le Tonle Sap ne sont pas plus chanceux et les filets restent vides. Quel dur métier quand même que celui de pêcheur!

phnom penhEt pour la relève, la canne à pêche est tellement petite que je doute que le jeune homme puisse attraper quoi que ce soit.

Nous nous installons sur le balcon de la Croisette au premier étage et nous retrouvons comme les deux vieux du Muppets Show à observer le va et viens sur Riverside : des voitures, bus, camions, tuktuks, motos, cyclos pousse, marchands ambulants, etc. Nous apercevons même deux tuktuks avec des panneaux solaires sur le toit. Une grande nouveauté!

Puis je vais m'acheter un nouveau téléphone car la batterie du mien commence sérieusement à surchauffer. Comme ça je serai occupée pour le reste de la journée à faire les réglages. De retour sur les quais nous assistons à une espece de cinéma des rues à regarder des employés de la Ville nettoyer la promenade. En fait, nous devinons que c'est ce qu'ils sont censés faire, mais l'action en elle même n'est pas très claire ni la direction de leur jet. A certains moments je me demande même s'ils n'essayent pas de remplir le niveau très bas du Tonle Sap avec leur tuyau.

phnom penhNous retournons à l'hôtel par le marché avec ses couleurs, odeurs et mouches - surtout sur les bouts de viande marinant au soleil.

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Visiblement quelques pêcheurs ont eu quand même plus de chance dans leurs filets que ceux que nous avons observés. Les pauvres poissons au sec font des derniers soubresauts dans des vaines tentatives de retrouver leur milieu de vie salvateur. 

Nous terminons notre dure journée par un massage chez Bliss. En chemin quelques gouttes de pluie commencent à moucheter le trottoir. Ce n'est que vers la fin du massage que le ciel s'ouvre pour déverser ses eaux. Hélas, trop tard pour les poissons.

 

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