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Retour de Siem Reap

Après la grande journée hier nous avions prévu de faire la grasse matinée. Mais à sept heures du matin nous étions debout comme une seule femme. Cela nous a laissé le temps de prendre un bon petit déjeuner et d'attendre tranquillement qu'on vienne nous chercher pour notre bus. Normalement on vous indique une heure qui n'est jamais respectée. Mais là oui. Nous sommes agréablement surprises. Dans le pick-up se trouve un couple de Français qui vit en Thaïlande, à Koh Samui, est qui visite le Cambodge.

bus,siem reap,phnom penhNous arrivons à la gare routière et nouvelle surprise - pas d'attente. Contrairement au chichi qu'on nous fait faire habituellement, nous embarquons tout de suite dans notre minibus. On y trouve trois rangés à deux places à gauche plus une place à droite d'un minuscule passage, et une rangée avec quatre sièges au fond. Malheureusement nous avons droit à deux places  dans le fond. Pour l'instant la place à côté de moi est encore libre, mais je me doute bien que cela ne va pas durer.

Exactement. Quelques minutes après un couple monte à bord et le monsieur, homme galant qu'il est, laisse la place individuelle à son épouse et vient se coincer entre une femme Khmère d'un certain âge et moi. Les sièges sont confortables mais fait pour les petites fesses d'Asiatiques fluets. J'essaie de ne pas céder du terrain à mon voisin, mais il vient coller sa cuisse gauche contre la mienne et remue ses épaules pour se créer de l'espace.

Son épouse prend un selfie depuis la rangée devant et j'ai l'honneur d'y figurer à côté de son mari. Peut-être aussi qu'elle trouve cette touriste en polaire un peu bizarre et va poster la photo sur Facebook pour amuser ses amis. En tout cas nous avons pris nos précautions en apportant une petite laine dans le bus car les Cambodgiens aiment bien voyager dans des frigos. Les Français devant nous ont également sorti leurs vestes et foulards.

Nous ne sommes pas encore parti depuis longtemps que le portable de la dame Khmère dans notre rangée se met à sonner. Elle répond et toute l'assemblée peut bénéficier de sa conversation car elle a mis le haut-parleur. Pendant au moins 20 minutes elle raconte sa vie à la dame à l'autre bout du fil. Son papotage ne nous dérange pas car nous aimons beaucoup les sonorités de la langue Khmère, même si nous ne comprenons rien. Quelque temps plus tard c'est un homme qui l'appelle et je crois comprendre que c'est son père. Puis une autre femme. Puis c'est une voix d'enfant qui l'appelle grand-mère, et ainsi de suite jusqu'à Phnom Penh. 

bus,siem reap,phnom penhAprès une heure nous nous arrêtons pour une pause pipi bienvenue, ainsi que toutes les heures. C'est vraiment sympa. Les toilettes sont propres et bien entretenues. Cette compagnie me plaît de plus en plus!

bus,siem reap,phnom penhVers midi nous nous arrêtons pour 20 minutes dans un restoroute où chacun peut se restaurer comme il le désire. Un monsieur vend toutes sortes de graines, noix et baies et plus loin on peut manger du riz avec le menu du jour. Par contre il manque l'éventail des délicatesses khmères : araignées, brochettes de serpents, criquets grillés, etc. Quand à moi, j'opte pour une petite glace à la noix de coco rafraîchissante. Miam.

La route est bonne - rien à voir avec l'horreur que nous avons vécu l'année dernière sur la route de Kep - et notre chauffeur conduit très bien. On nous approchant de Phnom Penh nous avons même droit à une espèce de quatre voix.

bus,siem reap,phnom penh La route file sous nos yeux. Le paysage est plat et parsemé des palmiers en éventails typiques. Les maisons sur pilots sont plus ou moins riches. On y voit de tout. Mais surtout nous retrouvons enfin nos rizières bien-aimées avec des vaches et des buffles d'eau. La vie à la campane semble si paisible, mais c'est peut-être trompeur. De temps à autre nous traversons le Tonle Sap qui scintille au soleil. Dommage que son niveau soit trop bas pour permettre aux bateaux rapides d'y circuler. Nous avions adoré le voyage de retour en bateau.

Plus nous nous rapprochons de Phnom Penh, plus le trafic devient dense. Nous découvrons alors tout un nouveau quartier en constructions avec encore des tours interminables qui montent dans le ciel. On nous avait parlé d'un China Town en construction. Peut-être que c'est bien cela.

Nous atteindrons Phnom Penh en cinq heures, les pauses inclus. Finalement le voyage a été assez agréable malgré mes deux voisins.

bus,siem reap,phnom penhLe soir nous avons rendez-vous pour dîner avec deux anciens collègues de travail également en voyage au Cambodge. Peut-être que vous les reconnaissez... En tout cas, on a passé une très bonne soirée ensemble.

Allez, il est tard, je vous laisse. Notre dernière semaine à l'orphelinat nous attend.

 

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