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La journée des droits humains

Ce matin nous nous réveillons par une douce musique en-dessous de notre fenêtre mais il manque le brouhaha des voix. Curieuses, nous voulons épier les ouvriers pendant leur petit déjeuner. Mais nous n'apercevons que deux personnes. C'est étrange. Tout comme les horloges dans le hall d'entrée qui indiquent les différentes zones horaires à la minute près. Ou pas?

Quand nous descendons Monsieur Tom est déjà arrivé. Cela roulait bien aujourd'hui car beaucoup d'institutions publiques sont fermées à cause de la journée des droits humains. Effectivement nous avançons sans trop d'encombres. Juste avant d'arriver à l'orphelinat nous sommes témoins d'un accident. Une grosse voiture devant nous freine et la moto qui la suit lui rentre dedans. La voiture continue comme si de rien n'était. Le motard la rattrape et se met à son hauteur, certainement pour se plaindre. Puis chacun continue son chemin. La moto a reçu un coup devant, peut-être le phare est-il abimé, car le conducteur n'arrête pas de le toucher. On dirait qu'il la caresse comme un enfant qu'on veut consoler après une chute. La voiture est à peine égratignée. Pas de police. Pas de constat. Et certainement pas d'assurance. De toute façon les réparations ne coûtent pas cher. Nous sommes au Cambodge.

phnom penhComme d'habitude nous sommes accueillies à l'entrée de l'orphelinat par la famille de Nimol qui loge près du portail. Nous distribuons nos petits cadeaux : gâteaux à la banane pour les enfants et un bouddha de la montagne Kulen pour la mamie. Nous sommes mardi et notre groupe devrait être dans le parc. Mais nous n'apercevons personne. Tiens. Nous passons à l'intérieur et toutes les salles sont vides. Mince. Seraient-ils partis en tuktuks pour participer au cortège du 10 décembre comme on le faisait parfois dans le passé? Nous tombons sur Mey Wen et quelques autres dames qui nous expliquent en riant que l'orphelinat est fermé aujourd'hui. Il ne nous reste que de reprendre un tuktuk dans l'autre sens. Une heure et demie de trajet pour rien. Vive la journée des droits humains.

phnom penhNous nous consolons avec un deuxième petit déjeuner chez notre ami Alan du Saravoan Royal Palace Hotel avec du pain frais délicieux, puis nous partons faire un tour dans un marché local que nous ne connaissions pas encore, le Beung Keng Kang Market. Nous ne rencontrons aucun touriste et faisons quelques petites emplettes. A la recherche d'un costume pour mon prochain rôle de vieille baronne bigote je trouve une petite robe en dentelle noire à 11 $. Si elle ne fait pas l’affaire ce ne sera pas trop grave pour mon budget.

Nous invitons nos amis Eli et Jack à nous joindre pour un tour sur l’île de la soie, mais ils ont déjà d’autres projets. Alors nous partons toutes seules avec Monsieur Tom.

phnom penhCela fait deux ans que nous n'avons pas mis les pieds sur Koh Dach, mais le plaisir est toujours le même. Après avoir pris le traversier, nous demandons à Monsieur Tom de nous véhiculer à travers l'île. Il doit trouver cela bizarre, mais nous avons juste envie de nous imprégner du charme de cet endroit paisible. La terre est visiblement bonne et l'île sert de potager pour les grands hôtels Phnom Penhois. Nous longeons des bananeraies, des champs de manguiers vert, de tomates, d'haricots et bien d'autres légumes.

phnom penhPartout on aperçoit des métiers à tisser au rez-de-chaussée des maisons sur pilotis, mais la plupart ne sont pas occupées. C'est l'heure de la sieste que même les chiens respectent. Je n'ai pas vu d'endroit avec autant de chiens comme ici, tous le museau par terre en train de buller.

phnom penhNous nous arrêtons dans l'enceinte d'un temple et je vois déjà la moto de la vendeuse d'écharpes en soie s'approcher. Il me semble que nous la connaissons déjà. Elle vient vider son grand sac poubelle pour étaler sa marchandise. Cela servira bien à quelques cadeaux de noël et au moins il n'y a pas d'intermédiaire à la vente ici. La dame nous laisse à chacun un Kroma en cadeau et nous montre comment le nouer pour se protéger du soleil.

phnom penhEnsuite Monsieur Tom nous emmène à la plage locale. Evidemment c'est payant pour les touristes et nous coûte un dollar. C'est ici que les locaux viennent se prélasser autour d'un bon repas dans les paillottes au bord de l'eau. Le sable est fin, mais nous n'avons pas envie de nous y poser.

phnom penhAlors Monsieur Tom nous emmène dans un endroit tranquille avec une belle vue sur le Mékong où nous sirotons un café glacé au calme avant d'entamer le retour sur la terre ferme.

phnom penhMaintenant il ne nous reste plus que trois jours à l'orphelinat et ce sera déjà le retour au froid de chez nous. On regrettera bien le froid Cambodgien...

 

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