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Cambodge - Page 3

  • Il pleut

    P1020585 (2).JPGIl n'a pas arrêté de pleuvoir pendant toute la nuit.  Des trombes d'eau sont descendues, accompagnées de coups de tonnerre à nous faire sursauter dans nos lits.  Pourtant, normalement je n'entends rien quand je dors. Au matin le ciel est gris et lourd de nuages.  Dans la rue l'eau ne semble pas stagner, en tout cas pour l'instant.  Nous nous mettons en route avec Monsieur Tom qui a descendu les bâches latérales de son tuktuk pour nous protéger de la pluie.  Les gouttelettes dansent sur les toits des voitures en rebondissant joyeusement en un ballet gracieux. Phnom Penh n'est jamais triste, même sous la pluie. Des capes de pluie de toutes les couleurs apportent des taches de vives pour égayer notre journée et les habitants gardent leur sourire, quoi qu'il arrive.

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  • Retour à l'orphelinat

    orphelinatNous reprenons enfin nos bonnes habitudes : petit café du matin au bar en regardant les nouvelles sur TV5 du Monde tout en lisant la presse khmère.  Suite au changement de propriétaire il n'y a malheureusement plus de pains au chocolat sur le comptoir pour nous tenter. Monsieur Tom, notre chauffeur de tuktuk, arrive tard avec un tuktuk flambant neuf.  L'ancien avait rendu l'âme après qu'une voiture lui soit rentré dedans.  Monsieur Tom habite derrière l'aéroport et est parti à 6 heures du matin pour arriver seulement à 8h45. Puis le pauvre doit repartir de suite pour des bouchons aller-retour sur le chemin de l'orphelinat.

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  • Dimanche tranquille

    phnom penhCe matin j'ai eu l'énorme plaisir de retrouver enfin Juana, l'ancienne coordonnatrice de l'orphelinat. Elle est parti il y a trois ans pour rejoindre un ordre religieux et vit maintenant au Timor oriental. 

    A mes yeux c’est une femme exceptionnelle.  Elle nous raconte sa vie au Timor oriental et ses difficultés à s’y acclimater après le Cambodge. La population est chrétienne mais plus que réservée par rapport aux étrangers.  Juana regrette la douceur des sourires khmers.  Puis elle se remémore ses années à l’orphelinat et comment tout a commencé pour elle.  A l’époque l’orphelinat se trouvait encore au centre-ville et était davantage pour les bébés et enfants porteurs de VIH que pour les enfants souffrants d’handicaps.  Puis un jour le Dr. Richner de l’hôpital Kantha Bopha a convoqué une réunion pour demander combien d’enfants pourraient loger à l’orphelinat moyennant une contribution financière.  Il avait besoin de soulager son hôpital des enfants abandonnés par les parents.  Malheureusement il avait négligé de mentionner l’état de santé de ces enfants.  Quelle n’était alors la surprise pour la directrice et ses collaborateurs quand quelques jours plus tard 25 enfants ont débarqué  d’un coup, souffrants d’handicaps divers, du léger au lourd.  Il fallait les intégrer et s’en occuper, et surtout former le personnel pour cette nouvelle tâche.  Selon la croyance khmère, toucher une personne handicapée qui n’est pas de sa propre famille porte un mauvais karma. Je vous laisse imaginer les efforts psychologiques qu'il fallait alors faire pour rassurer les mamans de service !

     

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  • Journée de récupération

    phnom penhNous avons bien dormi, bercées par le bruissement de la pluie battante pendant presque toute la nuit. Au matin on aperçoit encore les grosses flaques d'eau dans les rues.  Le ciel est couvert.  Cela nous arrange bien car il ne fait pas trop chaud. Petit déjeuner sur la terrasse.  Quoi de mieux que d'avoir le temps pour savourer son petit déjeuner sans regarder l'heure?  Nous prenons des forces pour notre journée chargée de farniente. C'est ça, le vrai luxe de la vie.  

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  • Cambodge - le Retour

    Udépartn an - c'est long et court à la fois.  Il y a deux jours au réveil, les odeurs du Cambodge m'ont enfin titillés les narines en avant-goût de mon départ . C'est comme si je m’étais interdit de trop y penser pendant l’année pour ne pas ressentir le manque. Alors je me sens comme les animaux qui sortent d'hibernation quand le printemps arrive : encore un peu étourdis mais avec une faim énorme de croquer la vie et de rattraper le temps. Soudainement j’ai une envie folle de retrouver les odeurs, les saveurs, les sonorités, les sourires… Bon, d’accord – peut-être un peu moins la pollution et les bouchons. Mais quand même! Je suis en manque!!! Et nous voilà enfin en route, Marie et moi, impatientes de retrouver ce magnifique pays et surtout nos chers petits.

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  • Des nouvelles de l'orphelinat - octobre 2016

    orphelinatLe Pchum Ben est la fête religieuse la plus célébrée du calendrier khmer. Les Cambodgiens commémorent les esprits des défunts et déposent des offrandes. La croyance veut que, si les âmes des personnes décédées ne voient pas leurs familles faire des offrandes dans un temple, l'âme sera damnée et reviendra importuner la famille pendant l'année. Comme chez nous la Toussaint, c’est surtout l’occasion de se rappeler les parents et les amis décédés, et d’exprimer ses respects à ceux encore vivants. Pour cet événement, les membres de la famille se rassemblent chez les parents, dans leur village natal, et se rendent dans les temples bouddhistes. Chaque année, les enfants et adolescents du Bravehearts Center célèbrent également Pchum Ben, participant à cette tradition bouddhiste afin qu'ils se sentent faire partie intégrante de la communauté cambodgienne. Les moines viennent au centre où mamans et enfants font des offrandes et écoutent leurs sermons. Après la cérémonie tout le monde fait la fête en partageant des collations dans la joie et la bonne humeur.

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  • Nouvelles du Cambodge

    père ponchaudJe vous ai déjà parlé du Père Ponchaud, missionnaire retraité mais toujours actif, qui vit au Cambodge depuis 1965.  Chaque mois il envoie sa revue de presse aux personnes intéressées où il commente la vie politique au Cambodge.  Mais il parle également de l'avancement de ses travaux.  Voici un extrait de son dernier récit :

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  • Des nouvelles de l'orphelinat - Mai 2016

    orphelinatCela fait un moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles, et j’en suis sincèrement désolée ! Les enfants vont très bien. En avril l’orphelinat a fêté le nouvel an khmer avec beaucoup de joie et de célébrations. Chaque fête est la bienvenue pour casser la routine.  Femmes et enfants profitent avec déléctation d’une bonne nourriture, de jeux, danses et chants jusqu’à tard dans la nuit.  Pour plus d'informations, voici la dernière newsletter  de l'orphelinat en version anglaise.

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  • Le pouvoir de la musique

    chantLors de ma dernière visite au Cambodge j’ai eu la chance d’assister à une soirée-concert de Cambodia Sings !, une organisation à but non lucratif créée par Elain Younn et Trish Watts pour raviver la joie de chanter chez les Cambodgiens.

    Elain Younn est une des cousines en charge du Braveheart Center. Elle fait partie des réfugiés qui ont quittés le Cambodge dans les années 1970. Sa famille avait été accueillie en Australie où des décennies plus tard elle fait la connaissance de la chanteuse et artiste Trish Watts, également compositrice et directrice de chœur. Quand Elain découvre le chant avec Trish c’est une révélation pour elle. Elle se rend compte qu’elle a une voix, bien que timide, et que celle-ci a toujours existée. Grâce au SydneyThreshhold Choir de Trish, elle apprend également comment le chant peut contribuer à la guérison et la soutenir. C’est une découverte profonde pour elle. Quand elle retourne vivre au Cambodge avec sa famille en 2014, la chorale est devenue une partie intégrante de sa vie. Elle ne peut plus s’imaginer d’être privée de chanter. Elle persuade Trish de l’aider et ensemble elles fondent le Cambodia Threshold Choir et Cambodia sings !

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  • Avant le départ

    P1020077.JPGC'est incroyable comment le temps peut s'accélérer quand la fin des vacances arrive.  Pour finir mon séjour en beauté, mon amie Seang m'avait invité à les rejoindre pour le mariage de sa sœur, plus spécifiquement à la cérémonie du défilé du jeune marié.  Après un premier mariage arrangé resté sans enfants, la sœur a divorcé et espère maintenant avoir trouvé l'amour de sa vie.  Lors de cette parade, qui a généralement lieu devant la maison de la mariée, les invités, guidés par le jeune marié et ses garçons d'honneurs, apportent des offrandes à la mariée.  La parade ayant toujours lieu à 7h00, le rendez-vous était pris pour 6h30 du matin.  Evidemment mes amis étaient en retard.  Je m'y attendais déjà.  Mais bon, là ils sont carrément arrivés à 7h10. 

     

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  • La petite larme du départ

    orphelinatBon, vous l'avez compris, aujourd'hui était mon dernier jour à l'orphelinat.  La journée a commencé tranquille et j'étais contente de pouvoir passer encore un petit moment individuel avec quelques enfants qui me sont particulièrement chers.  Mais aussi avec les mamans.  J'aime ces femmes qui travaillent dur en gardant leurs rires et leur sourire.  Souvent, en passant, on se prend dans les bras ou on se touche simplement.  Ici on n'a pas besoin de paroles, et de toute façon on ne parle pas la même langue.  Il suffit du contact corporel et le message passe, peut-être dix fois mieux encore qu'avec des paroles. 

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  • Jour J moins deux

    orphelinatCela commence à m'embêter sérieusement quand les gens me demandent maintenant quand je repars.  S'il-vous-plaît, arrêtez de retourner le couteau dans la plaie!  Trois semaines semblent beaucoup, mais le temps a passé comme un éclair et je n'ai pas envie de partir.  Pas déjà! 

    Surprise, surprise - aujourd'hui était à nouveau un jour férié, bien que je ne sache pas lequel.  Peut-être la journée des droits de l'homme...  Pourtant le cortège a été interdit en ville, soi-disant pour empêcher des débordements. Alors tu parles de droits de l'homme!  En tout cas l'orphelinat était officiellement fermé.  Nous y sommes quand même allés avec trois volontaires plus Colleen pour la matinée.  Et il y avait de quoi nous occuper.

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  • Dernière semaine

    P1010723.JPGLe temps passe trop vite!  Colleen terminera avec moi vendredi et nous prévoyons une fête pour l'occasion de nos départs.  Cette semaine j'ai profité pour l'informer de mes observations.  Selon mon impression il y a du laisser-aller à tous les endroits.  Finis les massages le matin et les promenades en chaise roulantes, sauf si les volontaires en prennent l'initiative.  Les autres années on leur brossait les dents après chaque repas, et après la sieste ils étaient tous douchés.  Cette année il n'y a ni brossage de dents, ni douche.  En tout cas pas pour les enfants de ma chambre.  Je ne peux pas me prononcer pour les autres chambres. 

    En fait, ce qu'il y a de frustrant ici, c'est que rien n'est jamais acquis pour de bons.  Les femmes essayent de grignoter partout des moments pour elles.  Après la sieste par exemple nous sortons les enfants des chambres à 13h30 pour les amener aux aires de jeux.  Ensuite ils restent là, parqués dans leurs chaises roulantes, et les femmes attendent 14h00 en papotant.  Peut-être 14h00 est-il le nouvel horaire réglementé?  Bien que j'aie beaucoup de sympathie pour elles, cela se passe quand même au détriment des enfants.  Et je sens bien que Colleen a baissé les bras.  De toute façon elle s'en va dans quelques jours.  Il faudra à nouveau quelqu'un comme Juana avant, une personne respectée et qui ne se laisse pas faire.

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  • Tests de tuberculose

    P1010937.JPGCela faisait des mois que l'équipe du Braveheart Center avait alerté les autorités, mais aujourd'hui enfin une équipe médicale s'est déplacée pour effectuer des tests de sensibilité à la tuberculine pour tous les occupants de l'orphelinat.  Le test consiste à injecter sous la peau une dose de tuberculine, puis d'attendre la présence ou l'absence d'une réaction allergique après 48 à 72 h

    Nous avons donc dû descendre tous les enfants au rez-de-chaussée où l'équipe médicale s'affairait à d'abord examiner les enfants et ensuite à procéder à l'injection dans leurs petits bras, souvent pas très charnues.  Vous imaginez un peu les hurlements des pauvres enfants ainsi maltraités et qui ne s'attendaient à rien de mal.  Au moins c'était pour une bonne cause.

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  • La plaie des donateurs

    P1010608.JPGCe matin nous avons mis presqu'une heure pour atteindre l'orphelinat.  Sur la première partie du trajet cela ne se passait pas trop mal, mais sur la dernière grande droite nous sommes restés coincés pendant 10 à 15 minutes dans les bouchons, littéralement sans bouger.  Ils font des travaux dans le sens opposé et la voie est bloquée.  Alors les voitures entrantes dans Phnom Penh empruntent notre voie.  Et comme le matin il y a plus de véhicules entrants que sortants, ils ont pris le dessus et nous laissent aucune chance d'avancer. 

    Devant nous patiente une moto-buvette avec père, mère et bébé debout entre les deux. sur la selle  Le conducteur du tuktuk voisin avec sa cargaison de canapés profite de l'arrêt forcé pour s'acheter une boisson, puis il entame une conversation avec Monsieur Tom.  Chacun reste calme... 

    L'autre jour nous avons rencontré une vache qui se promenait tranquillement à contresens au milieu du trafic chargé.  Et encore une autre fois un veau a failli nous rentrer dedans : il arrivait en pleine course depuis son pré.  Ah, jeunesse insoucieuse!  Décidemment, chaque jour ici apporte une nouvelle aventure...

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  • Le projet de la dignité

    P1010791.JPGRendue curieuse par un article que j'avais lu dans le journal, je suis allé voir une exposition photo de l'Allemande Mona Simon qui a photographié des femmes battues.  L'exposition s'appelle "The Dignity Project" - le projet de la dignité.  Elle évoque un sujet douloureux sans tomber dans le piège d'en illustrer les ravages physiques.  Au contraire, ces femmes sont mises en valeur avec beaucoup de délicatesse.  Elles sont maquillées, coiffées et habillées comme des reines ou des jeunes épouses.  Toutes les photos baignent dans une douce lumière dorée.

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  • Doux farniente

    Mon samedi s'annonce tranquille.  J'ai demandé à Monsieur Tom de m'emmener visiter un temple à une trentaine de kilomètres au sud de Phnom Penh.  Il est content de travailler un peu, car cette année les touristes se font rares.  On le ressent déjà dans la rue devant l'hôtel où normalement les passages des touristes sont fréquents.  Entre les problèmes de l'économie et les attentats, l'esprit ne semble pas être aux voyages.

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  • Cérémonie de crémation

    crémationVoici hélas un moment incontournable de notre passage sur terre.  Ce matin j'ai assisté à la crémation du jeune Belge de 30 ans, qui s'est tué jour pour jour il y a une semaine, dans un accident de moto.  Son père, venu de Belgique, n'a pas voulu ramener le corps, préférant le laisser reposer dans ce pays où son fils avait été heureux. 

    A quelques années près le père doit avoir mon âge.  Le visage est cerné, le regard vide, ses mains tremblent.  Il n'a dormi que cinq ou six heures depuis le décès de son fils.  Moment horrible et impensable pour tout parent de voir partir son enfant avant soi-même.  C'est sa première visite au Cambodge, et le décalage qu'il ressent n'est pas seulement par rapport à l'horaire.

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  • Mariage à la campagne

    mariageJ'étais très contente d'être conviée à mon premier mariage à la campagne.  Le départ depuis l'orphelinat était fixé à 16 heures, alors en bonne Allemande j'ai pris mes dispositions : à 15h30 j'ai disparu de la circulation pour prendre une douche et me faire belle.  Apparemment avec succès, car en sortant de la pièce j'ai récolté d'abord les regards étonnés, puis les compliments des mamans.  Ma petite jupe à 5 dollars, un top argenté avec un gilet noir en mailles par-dessus et me voilà "sexy".  C'est sûr que ça change par rapport à ma "tenue de travail". 

    Je pars à la recherche de quelques femmes dont je sais qu'elles vont également à la fête, mais je ne trouve personne.  Comme le minibus est entretemps arrivé, je descends dans le parc et attends.

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  • Sensory Room

    P1010567.JPGColleen me montre toute fière la nouvelle chambre sensorielle, baignée dans une lumière aussi douce que la musique sereine qui perle de deux petits haut-parleurs.  Deux mamans passent leur journée en alternance à stimuler les enfants qui y sont amenés selon un planning minutieux.  L'un après l'autre a droit à une quinzaine de minutes de détente et d'attention exclusive, en respectant les besoins spécifiques de chaque enfant. Tous  adorent leur passage dans cette chambre et reviennent calmes et les traits détendus!

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  • Happy Birthday, Nadar!

    orphelinatAujourd'hui le petit Nadar fête ses cinq ans.  C'est un anniversaire un peu spécial pour moi, car j'ai commencé à travailler avec sa maman Nimol justement en 2010.  Je l'ai vue enceinte jusqu'au cou, puis à quelques jours seulement de mon départ, on m'a présenté ce tout petit bébé.  La grand-mère Touch Kong est venu me demander si je ne pouvais pas acheter un petit trousseau pour le bébé : du shampoing, de la poudre, des couches et un petit lit avec une moustiquaire.  Ce que j'ai évidemment fait.  L'année suivante il était malade et il fallait de l'argent afin de pouvoir l'emmener chez le médecin.  Depuis, j'ai été adoptée par cette famille comme grand-maman du petit et de ses deux sœurs Nita et Rina.  Et oui, au Cambodge ce sont eux qui nous adoptent, et pas l'inverse.

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  • Des nouvelles de l'orphelinat

    orphelinatMe voici donc enfin pour une vraie journée de travail au centre où je retrouve Colleen, la coordonnatrice du Braveheart Center, et Chloe Greensland, une volontaire australienne que j'avais rencontré il y a quelques années et qui est venu s'installer au Cambodge pour quelques mois.  Le matin elle aide au centre et l'après-midi elle enseigne l'anglais.  Cela fait toujours plaisir de retrouver quelques têtes connues!

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  • Week-end à Takeo

    sourire angkor kwao,bénévolatMa semaine de repos touche à sa fin.  Mais avant d'entamer enfin sérieusement le travail à l'orphelinat j'ai profité encore d'un week-end détente au village de l'association Sourire Angkor Kwao que j'avais déjà visité l'année dernière.  Cette fois-ci nous partons avec Marie-Jo et Pascal Labbé du Cyclo, leur fils Greg et un jeune couple d'amis.  Mon vénérable âge me vaut la place sur le siège devant, et j'ai tout le loisir d'apprécier les manœuvres de dépassement de Pascal.  Je lui raconte que le franchissement d'une ligne continue vaut maintenant 500 francs suisse à Genève.  Heureusement que ce n'est pas le cas ici - sinon chaque voyage coûterait une fortune...

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  • Un peu de culture

    spectacle,danseL'année dernière avec Marie nous sommes allés voir une pièce de théâtre au musée, White Spirit.  Chaque année la troupe de Cambodian Living Arts nous propose de multiples spectacles.  Ne pas y assister sera un vrai sacrilège.  Donc me voilà fine prête à m'émerveiller pendant une heure devant les prouesses des danseurs qui vont interpréter des danses traditionnelles de différentes régions du Cambodge.  Nous apprenons en début du spectacle qu'ils doivent s'entraîner pendant 15 ans avant d'être formés.  Quand j'étais petite je rêvais de pouvoir replier mes doigts avec grâce comme eux, mais c'est peine perdu.  Tant pis - il faut aussi du publique, n'est-ce pas? 

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  • Travail au ralenti

    orphelinatComme prévu le réveil m'a sorti durement du peu de sommeil que j'avais pu trouver la nuit dernière.  En plus, juste au moment de sortir de la chambre, le courant s'arrête à nouveau.  Ce qui signifie pour moi la privation d'un petit café avant de partir.  Sniff sniff.

    Les rues sont relativement vides ce matin.  Bon nombre de Phnom Penois ont dû quitter la ville pour rejoindre leurs familles en province pendant la fête des eaux.  Ou pour assister aux courses de bateau dans les autres villes.  Au bord de la route je m'étonne d'entendre de la belle musique : une femme relativement âgée et débout chante dans un microphone avec d'autres personnes autour d'elle.  Devant elle une boîte pour l'argent et des écriteaux en khmer.  De retour à l'hôtel je lis dans le journal que la ville a interdit aux personnes handicapées de chanter dans les rues  parce que "ce n'est pas esthétique."  Du coup, celles-ci ont entrepris des actions de protestation dans toute la ville car c'est avec leur musique qu'ils gagnent leur vie.  Moi je leur tire mon chapeau !

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  • Rester zen

    95.jpgDe retour à Phnom Penh j'étais sur le point de vous raconter encore une belle journée riche en événements quand, à dix heures pile du soir, j’entends les voix d’une altercation dans la rue.  C'est le dernier jour de la fête des eaux et je suis bien contente d’être au calme dans ma chambre. Puis, comme au théâtre, les lumières s’éteignent progressivement et un calme inhabituel enveloppe soudainement la rue. Privés d'autres lumières que le magnifique clair de lune, les gens rentrent certainement chez eux.  Mais très vite après le camion poubelle passe ramasser les ordures et le niveau sonore retrouve son taux habituel.  Je suis étendue sur mon lit et écoute les bruits dehors.

    Peut-être l'électricité a-t-elle a sauté à cause des milliers de petites lumières, perlant comme des gouttes d'eau du haut des arbres et illuminant ainsi les grands boulevards. Cela ne m'étonnera guère.

     

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  • Battambang

    Naktadambangkragnoung.jpgMa famille Cambodgienne se fait un point d’honneur de me faire plaisir.  Je suis sûre que c’est pour cette raison qu’ils ont choisi cet hôtel trois étoiles. J’ai vite compris que je n’aurai aucune chance de payer quoique ce soit.  En plus cela les gêne quand je dis merci.  Mon amie Seang m’a expliqué une fois que les parents n’ont pas à remercier leurs enfants, et je suis un peu sa maman de remplacement.

    Me voilà donc à Battambang, la deuxième ville du pays, au nord-ouest du Cambodge. Selon la légende un géant devenu roi, en voulant combattre un rival, lui aurait lancé un gourdin pour le tuer.  Il manqua sa cible et le bâton retomba et forma un ruisseau nommé O Dambang, pour finalement se perdre dans une région reculée qu’un des rois suivants ordonna de nommer « province de Battambang».  Une statue peint en noir et or en l’honneur de ce géant trône à l’entrée de la ville. 

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  • Journée de voyage

    BattambangQuand j’ai dit à mes amis Cambodgiens que je voulais aller à Battambang, ils m’ont invité à partir avec eux en voiture. Le mari a une affaire à Battambang et doit s’y rendre une fois par mois pour régler les salaires. J’ai accepté sans être sûre si c’est une bonne idée ou pas : d’un côté c’est intéressant de visiter le pays avec des indigènes, d’un autre je ne sais pas trop ce qui m’attend avec eux – sans parler de ma sainte liberté. Mais j’ai décidé de jouer le jeu et de me réjouir quoi qu’il advienne. De toute façon ce sera l’aventure de l’inconnu.

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  • Les retrouvailles

    orphelinatLe décalage horaire m'a rattrapé et la nuit fut courte et pénible.  Pas grave, ce matin j'ai enfin pu me faire chauffer à l'orphelinat par Monsieur Tom, mon conducteur de tuktuk préféré.  Nous prenons notre chemin habituel.  J'adore toujours autant les trajets en tuktuk.  C'est mon théâtre en plein air, bien que la pollution colle vite à la peau.  Le trafic est dense, mais je l'avais imaginé pire.  Depuis le temps que je prends ce chemin je m'amuse à me situer sur le trajet rien qu'en regardant les échoppes.  Elles sont toujours groupées par thèmes : les jouets et vélos, les motos, plus loin les meubles modernes, les machines agricoles, les meubles traditionnels en bois, les pneus, les jantes, etc.  Quant au complexe titanesque devant le stade olympique, les progrès des travaux sont moins visibles que l'année dernière.  Ils doivent être en train d'aménager l'intérieur.  

    Les travaux de réfection de la grosse artère qui mène vers l'orphelinat sont heureusement finis.  Ouf!  L'année dernière on a dégusté à cet endroit entre les bouchons interminables et des tonnes de poussière.  Près de Northbridge je découvre que tous les terrains vagues ont changés de statut pour devenir condominiums de luxe.  Evidemment encore en construction.  "Beaucoup de luxe pour peu de gens" - tel est leur slogan de vente.   Super!  Encore une fois Phnom Penh étend ses tentacules au détriment des pauvres.  Rien de nouveau sous le soleil.

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  • Dimanche tranquille

    P1010126.JPGUn dimanche de délicieux farniente, sans tâches ménagères ni obligations quelconques.  Pour ceux qui me connaissent un moment rare dont je profite pleinement.  Les moines ont entamés leurs prières à une heure raisonnable, et j'ai pu faire la grâce matinée avant de partir faire un tour en ville.  Je passe par Wat Ounalom, le monastère au bord de Riverside qui date du 15ème siècle.  C'est un des cinq monastères originaux à Phnom Penh.  Comme chaque monastère, il s'agit d'une variété de bâtiments allant du temple lui-même aux écoles, bibliothèques et quartiers d'habitation.  Sans oublier le stupa qui donne son nom au temple car il contient un ounalum, un cheveu de sourcil du Bouddha.  En visitant le temple je me rends compte encore une fois que toutes ces illustrations et statues dorées ne me parlent pas.  Il faut probablement connaître leurs significations pour pouvoir les apprécier.  Par contre j'apprécie la tranquillité du lieu.

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