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20/11/2016

Dimanche tranquille

phnom penhCe matin j'ai eu l'énorme plaisir de retrouver enfin Juana, l'ancienne coordonnatrice de l'orphelinat. Elle est parti il y a trois ans pour rejoindre un ordre religieux et vit maintenant au Timor oriental. 

A mes yeux c’est une femme exceptionnelle.  Elle nous raconte sa vie au Timor oriental et ses difficultés à s’y acclimater après le Cambodge. La population est chrétienne mais plus que réservée par rapport aux étrangers.  Juana regrette la douceur des sourires khmers.  Puis elle se remémore ses années à l’orphelinat et comment tout a commencé pour elle.  A l’époque l’orphelinat se trouvait encore au centre-ville et était davantage pour les bébés et enfants porteurs de VIH que pour les enfants souffrants d’handicaps.  Puis un jour le Dr. Richner de l’hôpital Kantha Bopha a convoqué une réunion pour demander combien d’enfants pourraient loger à l’orphelinat moyennant une contribution financière.  Il avait besoin de soulager son hôpital des enfants abandonnés par les parents.  Malheureusement il avait négligé de mentionner l’état de santé de ces enfants.  Quelle n’était alors la surprise pour la directrice et ses collaborateurs quand quelques jours plus tard 25 enfants ont débarqué  d’un coup, souffrants d’handicaps divers, du léger au lourd.  Il fallait les intégrer et s’en occuper, et surtout former le personnel pour cette nouvelle tâche.  Selon la croyance khmère, toucher une personne handicapée qui n’est pas de sa propre famille porte un mauvais karma. Je vous laisse imaginer les efforts psychologiques qu'il fallait alors faire pour rassurer les mamans de service !

 

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